VL1 : VODACOM Congo se moque du football congolais avec une modique somme de 100.000 USD réservée au club champion

 

En RDC, on ne joue pas le championnat national pour de l’argent. C’est le moins que l’on puisse dire après que VODACOM ligue 1 ait officiellement connu la fin, le mardi 20 juillet à Lubumbashi avec le sacre du TP Mazembe. Les Corbeaux ont, à cette occasion, empoché juste une modique somme de 100.000 USD comme vainqueur de cette compétition, la plus prestigieuse au niveau du pays.

Rien que 100.000 USD pour le vainqueur de la compétition organisée par la Ligue nationale de football (LINAFOOT). Une manière pour VODACOM Congo de se moquer du football congolais, selon les analystes. Combien représente ce montant par rapport aux dépenses engagées par les clubs participants ?

Dans un pays vaste comme la RDC, il n’est pas facile aux équipes de se déplacer par avion. Il est vrai que pour cette édition finissante, le Gouvernement a pris en charge le déplacement des différentes délégations des clubs. Mais les frais des missions ont été assurés par les dirigeants des clubs. Gabriel Amisi alors président de V. Club avait en son temps reconnu que son équipe perd plus que ce qu’il gagne dans ce championnat de VODACOM ligue 1. En moyenne, a-t-il affirmé, il mise environ 1 million USD pour l’ensemble de la saison.

A comparer avec ce que perçoit l’équipe championne de VL1, il parait clair que VODACOM Congo profite juste du football congolais pour vendre son image. Ce qui est un marketing et une publicité gratuits de son produit. Et c’est avec ces 100.000 USD et les frais versés à la LINAFOOT pour la prise en charge des officiels des matchs que cette société de télécommunication s’est même permise de rebaptiser ce qui était autrefois « LINAFOOT » en « VODACOM ligue 1 ».

Une négociation du marché au rabais pour les dirigeants du football du pays. Ils ont sacrifié les clubs au profit d’une entreprise internationale qui, pourtant, brasse des millions de dollars américains sur le sol congolais. Sous d’autres cieux, l’État devrait ouvrir l’oeil et le bon et s’arranger derrière les équipes démunies afin de pousser VODACOM Congo à revoir à la hausse sa mise.

A cette allure, estiment les observateurs, le football et le sport congolais en général ne connaîtra pas l’essor financier. Il appartient donc aux gouvernants d’appliquer les lois déjà existantes pour contraindre aux sponsors et annonceurs oeuvrant dans ce secteur à permettre aux clubs de rentrer dans leur droit.

Rachidi Mabandu

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