Frappés de plein fouet suite aux nouvelles restrictions liées à la COVID-19, les propriétaires des terrasses, bars, boites de nuit, lounges bars et bistrots de Kinshasa n’en peuvent plus. Ils lancent un cri d’alarme aux autorités du pays parce que butés à des difficultés financières causées par la fermeture de leur gagne-pain.
« Nous avons des familles à nourrir », affichent-ils dans les calicots, affiches et autres supports leur servant de campagne qu’ils ont commencée avec un sit-in, le mercredi 5 août devant l’Hôtel de ville.
Contraints de fermer à cause des nouvelles restrictions visant à faire face à la troisième vague de la pandémie, plus virulente que les deux premières, les tenanciers de bars, boites de nuit, et terrasse sont financièrement asphyxiés. Beaucoup parmi eux sont entrés en conflit contre leurs bailleurs. Et pour cause, ces derniers, malgré la fermeture de ces petites et moyennes entreprises, continuent d’exiger l’argent de loyer à leurs locataires que sont les tenanciers.
Aucune législation en matière n’ayant été prévue, les deux parties s’observent désormais en chien des faïences. Les propriétaires des terrasses en l’inactivité imposée par le Gouvernement, sont disposés à payer le loyer, mais éprouvent d’énormes contraintes financières. La seule volonté ne suffit pas pour qu’ils répondent aux exigences de leurs bailleurs. Voilà pourquoi les propriétaires des bars, bistrots et autres terrasses de Kinshasa demandent aux autorités urbaines de revoir la mesure de fermeture de leurs établissements.
« Nos recettes sont sensiblement revues à la baisse alors que les charges sont toujours restées les mêmes », explique un responsable d’une terrasse à Kintambo.
Interrogé, il se plaint que qu’il n’y a « aucune aide venant du Gouvernement pour accompagner les mesures. L’eau et l’électricité…toute l’assiette fiscale que nous payons mensuellement reste intacte. Mon problème est que je paie la Regideso, l’électricité, ces mesures m’empêchent de remplir mon devoir. Mon bailleur m’oblige à payer le loyer alors comment pourrais-je le faire ? », s’interroge-t-on.
« Mon établissement ne fonctionne plus, que le Chef de l’État nous trouve une solution », vocifère un manifestant mécontent de la décision des autorités.
Ces mesures qui se tirent en longueur affectent aussi la survie de plusieurs familles des Kinois employés dans ces lieux, et même de nombreux autres petits commerçants qui s’activent autour de ces établissements aujourd’hui fermés, estiment les tenanciers de bar.
Désormais saisi sur la plainte des tenanciers, l’autorité compétente de la ville est appelée à procéder aux allégements de ces mesures. Une mesure de grâce souhaitée par les concernés.
Rachidi Mabandu





