RDC : « Je ne suis pas d’accord avec le président de la République quand il dit qu’il ne va pas fouiner dans le passé » (Déclarait Katumbi le 13 décembre 2020)

 

Les paroles s’envolent, les écrits restent dit-on.
Se confiant le dimanche 13 décembre 2020 à la RFI, Moïse Katumbi, président du parti politique Ensemble pour la République, affirmait ne pas être d’accord avec le chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo lorsqu’il dit qu’il ne va pas fouiner dans le passé ».
9 mois après, le président d’Ensemble pour la République semble avoir oublié ses propres déclarations.
Dans une interview accordée à Jeune Afrique ce vendredi 20 août 2021, l’ancien collaborateur de l’ancien président de la République Joseph Kabila dit ne pas être d’accord avec les poursuites engagées par la justice contre ceux qui ont détourné l’argent de l’État ou commis des actes de violation des droits de l’homme. Pour lui il faut pardonner à ces derniers.


Or lors de son entretien avec la radio France Internationale l’année dernière, l’ancien gouverneur de l’ex-province du Katanga, disait que « c’est l’impunité qui tue aujourd’hui le pays ». Moïse Katumbi  »
dénonçait « des acteurs politiques qui sont venus les mains vides et ont acquis par la suite des immeubles ».

« Moi je n’aime pas l’injustice, comme je vous dis j’étais dans mes affaires je ne suis pas venu les mains vides. Il y a des gens qui sont venus en politique avec même pas un vélo, aujourd’hui on peut compter les immeubles. C’est ça qui tue notre pays, l’impunité. Et quand le président de la République dit qu’il ne va pas fouiner dans le passé, c’est là où je ne suis pas d’accord avec lui parce que moi je suis dans une opposition républicaine et responsable. Je dois applaudir là où il faut applaudir et je dois condamner là où il faudrait condamner », déclarait l’homme de Kashobwe.


Dans l’opinion, la déclaration de Moïse Katumbi a suscité moult réactions. Thierry Monsenepwo, membre de l’Union sacrée de la nation à laquelle appartient Katumbi, souligne que le discours du président de Mazembe est « aberrant ».
« Comment pardonner à celui qui a détourné les sous prévus pour la gratuité de l’enseignement de nos enfants ? Ou à celui qui a détourné les sous destinés à construire des hôpitaux pour sauver des vies? », s’est interrogé Monsenepwo lors d’une interview accordée au média non-aligné.

Jeff Kaleb Hobiang

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