RDC/ESU : Créant un syndicat, les chefs de travaux et assistants plaident pour un traitement salarial « décent »

 

Quelques chefs de travaux et assistants des différents établissements d’Enseignement Supérieur et Universitaire (ESU) de la RDC, ont tenu une assemblée générale extraordinaire le jeudi 02 septembre 2021 à Kinshasa.

Ladite assemblée générale a été sanctionnée par un procès-verbal signé par les participants qui ont décidé de mise sur pied d’un syndicat à caractère national qu’ils ont appelé « Syndicat National des chefs de travaux et Assistants de la RDC (SYNACASS-RDC) qui sera pour eux un cadre propice pour revendiquer leurs droits.

« Après avoir constaté l’inexistence d’un cadre à caractère national, pouvant leurs permettre de revendiquer leurs droits, de la manière la plus efficace possible, les Chefs de Travaux et Assistants de la République Démocratique du Congo se sont décidés de mettre en place un Syndicat National du Corps Scientifique intitulé Syndicat National des chefs de travaux et Assistants de la RDC, SYNACASS-RDC, en sigle », dit le procès verbal ayant sanctionné ces assises.


Pour eux, professeur et assistant ont droit à une rémunération conséquente, proportionnellement à son rôle « si important » dans la société.

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« Le SYNACASS tient mordicus à rappeler à l’État congolais le rôle combien important que jouent ses membres dans la formation des cadres intellectuels (médecins, magistrats, avocats, gouvernants, ingénieurs, entrepreneurs,etc). Rôle sans lequel, la majorité d’établissements de l’ESU fermeraient les portes. D’où, ils méritent d’être mieux traités par leur employeur, l’État », révèle ce document consulté par le média non-aligné.

Dans le même ordre d’idée, les chefs des travaux et assistants désormais membres du SYNACASS-RDC se sont indignés du traitement « ignoble », « paiement-injure » leur infligé.

« Nous sommes surpris que l’assistant de premier mandat gagne une prime inférieure à un enseignant de l’école primaire et que l’écart soit aussi démesuré entre eux et les professeurs. Rien ne justifie un tel fait. Nous rappellons que les textes prévoient que l’assistant de premier mandat gagne la moitié du paiement réservé au professeur ordinaire.

Une injustice institutionnalisée depuis plus 15 ans qui mérite d’être corrigée par la gouvernance actuelle », disent-ils.

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Ils ont en outre, désigné à l’unanimité, le chef de travaux René Mvutu Ngambele pour assurer la direction de cette structure.

Patrick Matanga

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