Kasaï-Central : Vers la modification de l’édit sur la commission provinciale vérité, justice et réconciliation

 

La Société Congolaise pour l’État des Droits (SCED) a organisé, ce samedi 18 septembre 2021 à Kananga, une conférence-debat autour du thème « la commission provinciale vérité, justice et réconciliation est née sous les cendres d’un échec inévitable ? ».

Plusieurs personnalités et le représentant du Bureau Conjoint des Nations-Unies aux Droits de l’Homme (BCNUDH) ont pris part à cette activité.

Selon le bâtonnier honoraire Dominique Kambala, directeur général de cette structure, il était question de relever les défis sur le chemin de la réussite de cet édit pour que son action soit efficiente et efficace.


 »Nous avons soumis des problématiques, nous avons relevé les défis sur le chemin de la réussite, nous avons également débattu sur les forces ainsi que les faiblesses de l’édit parce que les victimes attendent beaucoup », a-t-il dit.

Et de poursuivre : » Il faut que l’institution mise en place soit efficace suffisamment indépendante avec des moyens adéquats pour que la justice soit rendue et que la vérité soit connue et que les victimes obtiennent droit aux réparations ».

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Selon le numéro 1 de la SCED, cet édit tel que promulgué présente certains écueils qu’il faille corriger pour son efficacité.

 »Il y a le défi relatif au caractère exécutoire des recommandations, car le Congo est spécialiste dans la prise de recommandation et au finish, c’est la montagne qui accouche d’une sourie. Il y a notamment des moyens. Si pour les routes, pour l’agriculture, pour les infrastructures, le Gouvernement présente le problème des moyens, a fortiori pour le fonctionnement de la commission ? », s’interroge Dominique Kambala.

C’est ainsi qu’il a proposé que la question soit traitée par un cercle restreint avec pour mission d’examiner les aspects juridiques, économiques et organisationnels afin qu’on débouche à la mise en place des mécanismes susceptibles de pouvoir intégrer les correctifs apportés au cours de cette conférence.

Une démarche saluée par Stéphane Muanda, l’un des intervenants et président de la commission PAJ à l’Assemblée provinciale. Selon lui, il est possible de procéder à la modification ou à la transformation de l’édit mis sous examen à condition de passer par le lobbying parlementaire devant les élus.

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 »À travers les échanges, nous avons compris qu’ils ont raison parce que l’édit ce n’est pas seulement l’affaire de tout le monde. Les organisations de la société civile ont un rôle important à jouer, celui d’influencer les décideurs que nous sommes, sur la manière de prendre nos décisions. Il y a la possibilité de transformer ce que nous avions fait ou de le modifier en passant par le lobbying parlementaire », conclu cet élu de la circonscription électorale de Luiza.

Jérémie Descon Muambi, à Kananga

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