Le député national Gratien Iracan, élu de Bunia en Ituri, est revenu sur la non programmation de la « Loi Tshiani » aux matières qui seront traitées au courant de la session en cours par l’assemblée nationale de la République Démocratique du Congo (RDC). Pour ce député national, membre d’Ensemble pour la République de Moïse Katumbi, la classe politique congolaise doit se focaliser plutôt sur la dégradation de la situation socio-sécuritaire dans la partie est du pays.
« (…) Nous ne voulons pas que le peuple congolais soit pris par surprise à travers toute proposition qui peut diviser ou aller à l’encontre de la souveraineté nationale. Tout projet de loi inconstitutionnel ne doit qu’être purement rejeté et déclaré irrecevable (…) La question liée à l’insécurité dans l’Est devrait préoccuper au plus haut niveau la politique congolaise (…) », a-t-il déclaré dans des propos parvenus à ACTU7.CD.
À propos de la situation sécuritaire dans l’Est, le député national Gratien Iracan appelle à l’organisation d’une plénière afin de débattre des recommandations faites devant la commission « Défense et Sécurité » de l’assemblée nationale en rapport avec l’état de siège. Parlant des « luttes intestines » au sein de l’Union Sacrée, cet élu du peuple appelle les députés à privilégier le social du peuple congolais et de remettre les idées électoralistes à plus tard.
« (…) Nous réclamons qu’on puisse organiser une séance plénière pour débattre des recommandations de la commission défense et sécurité sur ce qui se passe dans l’Est. Les députés d’Ensemble restent préoccupés par la dégradation de la situation sociale du peuple congolais (…) Nous ne pensons pas qu’il soit opportun que les partenaires au sein de l’Union Sacrée se précipitent pour se prévaloir le monopole de candidature en 2023. Nous pensons que tout doit se passer dans l’ordre, travaillons d’abord pour la population, puis parler élection après tout en nous respectant mutuellement. Aucun parti n’a le monopole sur l’autre (…) », insiste-t-il.
La proposition de la « Loi Tshiani » prévoit le verrouillage de certains postes de souveraineté en les réservant aux seuls congolais nés de deux (2) parents congolais d’origine. Cette proposition de loi continuait à alimenter les débats dans les milieux politiques dans le pays. Avec sa non programmation aux matières à traiter à l’assemblée nationale, le camp Katumbi, qui se sentait particulièrement visé, peut souffler un peu.
Andy Kambale Matuku





