Il s’observe des mouvements des populations dans la ville de Baraka situé dans le territoire de Fizi au Sud-Kivu depuis le jeudi 14 octobre 2021.
Les habitants de plusieurs villages de Magunga, Bibokoboko et ses environs fuient les affrontements entre groupes rebelles dans la région, ayant fait au moins trois (3) morts et plusieurs maisons incendiées, selon des sources de la société civile.
Il est difficile pour l’instant de savoir le nombre exact de ces derniers, car d’autres continuent à arriver à Baraka et dans ses périphéries. Suite à cette situation, le maire de la ville n’a pas tardé à annoncer des mesures pour l’encadrement des déplacés dont certains sont déjà dans des familles d’accueils.
« (…) J’ai demandé à chaque chef de quartier et d’avenue d’être vigilants, en identifiant tous les déplacés qui arrivent, pour qu’ils soient conduits au site qui a été aménagé pour leur accueil. C’est le terrain des Méthodistes, qui sert régulièrement de rassemblements. Nous demandons également aux habitants d’accueillir ces déplacés », a-t-il confié à la presse locale à Baraka.
Avant d’ajouter : «(…) Certains se sont dirigés vers Beba, d’autres à Baraka, et d’autres on ne sait pas encore. Et c’est pourquoi j’ai convoqué cette réunion pour que nous voyons comment sécuriser la ville et accueillir ces déplacés en nous rassurants que ce sont de paisibles citoyens qui n’ont rien, et leur donner de la place où ils peuvent rester dans la ville,» a déclaré le maire Jacques M’mbucwa Hussein au sortir d’un conseil de sécurité à Baraka.
L’autorité urbaine précise aussi qu’un site est déjà prévu pour l’accueil de ces milliers de déplacés.
Signalons que plusieurs leaders de la communauté Banyamulenge avaient appelé à la sécurisation des membres de leurs familles qui sont majoritaires parmi les déplacé, estimant qu’ils étaient stigmatisés à leur arrivée à Baraka.
Ces affrontements opposent le groupe armé Maï-Maï Bilozebishambuke, à la coalition des groupes armés Twirwaneho et Ngumino, qui font la loi dans la partie sud de la province du Sud-Kivu.
Outre Magunga et Bibokoboko, d’autres villages sérieusement affectés par ces affrontements sont Kalele, Kalinga, Elola, Kalungwa, Kabara.
Ngaboyeka Pascal, à Bukavu





