Ituri : Des combattants Maï-Maï incendient un camp militaire et emportent une arme à Mahu près de Makumo

 

La situation sécuritaire se dégrade davantage dans et autour de Makumo, chef-lieu du groupement Bangole, à plus de quatre-vingts (80) kilomètres au sud du territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri.

Après la tentative d’attaque des combattants ougandais de Forces Démocratiques Alliées (ADF) de mardi 19 octobre 2021, des présumés combattants Maï-Maï viennent d’attaquer, dans la nuit de mercredi 20 à ce jeudi 21 octobre 2021, la localité de Mahu, à dix (10) kilomètres à l’ouest de Makumo.

D’après les sources de la société civile locale, l’attaque a eu lieu vers 21 heures, heure locale. Ces présumés combattants Maï-Maï ont incendié le camp militaire situé dans la localité. Un policier a été grièvement brûlé sur son ventre et son arme récupérée par les assaillants, ajoutent nos sources.


Aucune perte en vie humaine n’a été recensée dans cette attaque qui vient ajouter la psychose au sein de la population qui avait résisté dans la localité. Contactée par ACTU7.CD, une autorité militaire en poste dans la région a confirmé la nouvelle, mais dit attendre rapport pour avancer un quelconque bilan.

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À l’espace de deux (2) jours, la situation sécuritaire dans le groupement Bangole, en chefferie de Babila Babombi, s’est empirée. Depuis plusieurs jours, la Convention pour le Respect des Droits Humains (CRDH), une organisation généralement bien informée, alerte sur la présence des hommes armés identifiés aux combattants ougandais ADF dans plusieurs villages de cette entité.

Cette instabilité a entraîné le déplacement massif des habitants de plusieurs villages vers des endroits supposés sécurisés. Un acteur de la société civile locale redoute la résurgence de la crise humanitaire dans cette zone déjà essoufflée par l’arrivée massive des déplacés venus du territoire voisin de Beni.

Andy Kambale Matuku, à Mambasa

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