Neuf maisons ont été endommagées, dont deux complètement écroulées, à la suite des pluies qui se sont abattues la semaine dernière sur la ville de Kenge, chef-lieu de la province du Kwango. Plusieurs avenues sont également menacées par la progression des érosions, tandis qu’une partie du stade en construction a subi des dégâts.
Selon le maire de Kenge, Noël Kuketuka, ces intempéries ont accentué la progression des têtes d’érosion dans la ville, exposant davantage les habitations, les routes et certaines infrastructures publiques aux risques d’effondrement.
Parmi les sites les plus préoccupants figure l’érosion Mupepe, située du côté de l’ancien aéroport. Sa progression s’accélère à chaque pluie. Le stade en construction a également été touché, après l’effondrement d’une partie de son parterre qui a atteint cinq maisons.
« L’érosion Mupepe, du côté de l’ancien aéroport, progresse de façon exponentielle. C’est terrible. À chaque pluie, il faut s’attendre à des dégâts. Neuf maisons ont été endommagées, dont deux complètement détruites. Il y a eu des ravinements sur les routes presque partout dans la ville. Il y a le stade en construction dont le parterre a cédé et est tombé sur cinq maisons », a déclaré Noël Kuketuka.
D’après l’autorité urbaine, Kenge compte actuellement 29 érosions actives, contre quatre déjà maîtrisées. Les moyens disponibles au niveau local restent insuffisants pour contenir l’avancée de ces ravins. Les interventions se limitent essentiellement à la construction de bassins de rétention d’eau.
Le maire évalue à au moins 25 millions de dollars américains le financement nécessaire pour réaliser des travaux durables de lutte antiérosive dans l’ensemble de la ville. Cette estimation découle des études réalisées il y a près de quatre ans, mais le projet n’a toujours pas bénéficié d’un financement.
Face à l’ampleur des dégâts et aux risques encourus par les habitants, Noël Kuketuka sollicite l’intervention du gouvernement central pour mobiliser les ressources nécessaires à la mise en œuvre des travaux de lutte antiérosive.
Il sied de rappeler que la progression des érosions constitue l’une des principales menaces pour les infrastructures et les habitations de Kenge, particulièrement pendant la saison des pluies.
Emery Lucky Poya





