Le président du Collège de l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC) Christian Katende a salué l’engagement du ministre de l’Économie numérique, Augustin Kibassa Maliba, dans le processus de renforcement de la cybersécurité en République démocratique du Congo. Il s’est exprimé ce mardi 3 novembre 2026, à Kinshasa, à l’occasion du lancement, par le ministre, de l’atelier national de validation de sept projets d’arrêtés ministériels relatifs à la cybersécurité.

Dans son allocution, le président du Collège de l’ARPTC a rappelé que son institution avait reçu, à titre provisoire, la mission d’apporter un appui technique et de coordonner les consultations sectorielles en vue de la préparation du Plan national de cybersécurité et de résilience numérique de l’État. Cette mission lui avait été confiée par le ministre Augustin Kibassa Maliba, à travers une correspondance adressée aux membres du Gouvernement le 20 mai 2026.
Il a également souligné que ce mandat s’inscrivait dans la continuité des travaux engagés par l’ARPTC depuis le 8 avril 2026 pour élaborer le cadre stratégique national de gouvernance du numérique et accompagner la mise en œuvre transitoire du programme national de cybersécurité.
Présentant les avancées enregistrées, le responsable de l’ARPTC a fait état d’un processus de consultations ayant impliqué 34 ministères, institutions publiques et entités privées, dont 23 contributions ont été recueillies et analysées.
Les opérateurs de télécommunications, le secteur bancaire, les acteurs du numérique, les institutions de confiance, les services de sécurité ainsi que les partenaires techniques et financiers ont notamment été associés à cette démarche.
Il a, par ailleurs, rappelé la tenue, les 29 et 30 juillet 2026, d’un atelier de restitution et de co-construction ayant réuni les institutions publiques, le secteur privé, le monde académique et la société civile, sous la conduite du ministre Augustin Kibassa Maliba, qui en avait assuré l’ouverture et la clôture.
À ce stade, cinq livrables structurent les travaux préparatoires. Il s’agit notamment du rapport de diagnostic global et du Cadre stratégique national de gouvernance du numérique 2026-2030, déjà validés, du Cadre national opérationnel de cybersécurité et du Référentiel des exigences minimales, soumis à validation, ainsi que du document portant sur l’architecture cible du SOC gouvernemental et le modèle du CSIRT national, en cours de finalisation.
Abordant l’enjeu des sept projets d’arrêtés ministériels soumis aux experts, Christian Katende a précisé qu’ils couvrent des domaines essentiels, notamment la protection des infrastructures critiques, les exigences minimales de cybersécurité, la gestion des incidents, les audits, les responsabilités des dirigeants, les prestataires de services et la coopération transfrontalière.
Pour lui, ces textes doivent permettre de définir des obligations claires, adaptées aux risques et aux capacités des organisations, tout en garantissant une meilleure coordination entre les institutions concernées.
« L’interconnexion de nos systèmes impose une réponse collective : la vulnérabilité d’un acteur peut compromettre un service essentiel », a-t-il insisté, soulignant la nécessité d’une approche coordonnée pour assurer la fiabilité des réseaux et la continuité des services numériques.
Le président du Collège de l’ARPTC a enfin invité les experts à examiner les différents projets avec rigueur et pragmatisme, en accordant une attention particulière aux dispositions transitoires et aux conditions d’exploitation du SOC gouvernemental. Il a notamment rappelé que les équipements techniques devaient être accompagnés de ressources humaines qualifiées, de procédures opérationnelles et de moyens de fonctionnement.
À travers cet atelier de trois jours, lancé par le ministre Augustin Kibassa Maliba, le gouvernement entend franchir une nouvelle étape dans la structuration du dispositif national de cybersécurité, en dotant le pays d’un cadre réglementaire cohérent et applicable, capable de mieux protéger les infrastructures numériques, les institutions publiques et les services essentiels de la République démocratique du Congo.

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