« Menaces » contre les DDH à Bunyakiri : Une plainte contre le commissaire de la PNC/Kahuzi Biega déposée à l’auditorat militaire de Bukavu

La société civile forces vives de Bunyakiri dans le territoire de Kalehe au Sud-Kivu a déposé une plainte à charge de Mr Faustin Ntagwabira Magari, lieutenant-colonel et commissaire supérieur ad intérim de la Police Nationale Congolaise (PNC) district de Kahuzi-Biega.


Les acteurs sociaux de cette partie de la province du Sud-Kivu relèvent plusieurs griefs à charge du précité, notamment les violations graves des droits de l’homme dont sont victimes les défenseurs des droits de l’homme à Bunyakiri, et ce, depuis que la société civile a lancé la campagne de désobéissance fiscale pour exiger la réhabilitation de la RN2 sur le troçon Miti-Hombo.

«(…) En date du 31 août 2021, Mr Ntagwabira Magari Faustin et ses alliés/éléments ont violé, en pleine journée, les locaux de la société civile de Bunyakiri situés au centre commercial de Bulambika. Ces incursions se sont suivies d’une destruction méchante de toutes les fournitures de bureau, vol des 2 ordinateurs Lap Top dans lesquelles se trouvait la documentation de tous les crimes contre l’humanité commis par différents groupes armés étrangers en groupement de Kalima et Mubuku de 2012 à 2021 (…) », note cette plainte.


Outre cela, la société civile de Bunyakiri revient sur le cas de torture que l’accusé avait perpétré nuitamment sur le défenseur des droits de l’homme Chamusoke Balyanangabo en date du 16 septembre dernier, et bien d’autres, pourtant censé faire respecter les droits des individus.

« (…) Étant responsable et chef hiérarchique censé prendre des mesures nécessaires de sécurité pour prévenir et empêcher la commission des faits des tortures sur la personne de Chamusoke Balyanangabo quel que soit l’état ou la situation dans laquelle ce dernier se trouvait, prière Mr l’auditeur Militaire de bien vouloir faire appel à l’incriminé tout en lui accordant la chance de faire valoir ses moyens de défense, mettant surtout en tête qu’il existe des indices sérieux de sa culpabilité et que son arrestation s’avère indispensable », poursuit ce document exploité par ACTU7.CD.

Depuis le lancement de la campagne de désobéissance fiscale à Bunyakiri le 02 juillet 2021, plusieurs défenseurs et acteurs sociaux ont été la cible de différents chefs locaux et responsables de services de sécurité, les appelant à lever ce mouvement.

La société civile avait, depuis lors, adressé différentes correspondances d’alerte aux autorités provinciales pour leur implication.

Ngaboyeka Pascal, à Bukavu

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