L’Église du Christ au Congo (l’ECC) fait le point sur la situation politique qui prévaut en République Démocratique du Congo (RDC). Membre de la plateforme des Confessions religieuses, l’ECC présidée par le Révérend Docteur Bokundoa décide de rompre sa collaboration avec les six autres Confessions religieuses qui ont signé le Procès-verbal de désignation du Président de la CENI (Commission Électorale Nationale Indépendante) et d’un membre de la plénière de la CENI.
« Aux Confessions religieuses, leur demandons de jouer leur rôle de moralisation de l’espace politique conformément aux valeurs éthiques et de demeurer indépendantes vis-à-vis du politique. Décidons la rupture d’avec les six Confessions religieuses signataires du Procès-verbal de désignation du président de la Commission Électorale Nationale Indépendante et d’un membre de la plénière pour le compte de la plateforme des Confessions religieuses que nous decrions », décide l’ECC dans une déclaration ce mercredi 27 octobre et dont une copie est parvenue à ACTU7.CD.
Il s’agit du groupe de 6 Confessions religieuses dont l’ERC (Église du réveil du Congo), l’EJCSK (Église de Jésus-Christ sur la terre par son envoyé spécial Simon Kimbangu), l’armée du salut, la COMICO (Communauté Islamique du Congo), l’Église Orthodoxe, les indépendantistes, porté par l’évêque Dodo Kamba et qui ont tenu mordicus la candidature de Denis Kadima à la tête de la CENI et Roger Bimwala comme membre de la plénière.
Suite à ce divorce d’avec le groupe de 6, André Bokundoa propose la redéfinition des valeurs, du mode opératoire de la plateforme ainsi que la révision de sa charte.
Visiblement, l’ECC fidèle à sa position anti-Kadima avec la CENCO (Conférence Épiscopale Nationale du Congo), s’est sentie lésée par « le revirement » opéré par ses confrères pasteurs et hommes de Dieu avec qui ils ont dénoncé « des pressions, intimidations, menaces et corruption » dont ils étaient victimes « pour accéder à la candidature de Denis Kadima ».
Lors de leurs travaux, le groupe de 2 et le groupe de 6 sont restés divisés jusqu’au bout autour de candidature de Denis Kadima « truffée d’irrégularités dénoncées par la CENCO et l’ECC ».
Josué Mfutila





