Dans une interview accordée au magazine Jeune Afrique ce mercredi 27 octobre, le cardinal Fridolin Ambongo dit ne pas être en sécurité à Kinshasa depuis l’accession de l’UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès Social) au pouvoir. Il fait allusion aux attaques qui viendraient du parti au pouvoir, et dont l’Église catholique seraient victime.
« Depuis que l’UDPS est au pouvoir, nous assistons à une inversion des rôles. L’Église catholique, qui a toujours été soutenue et même applaudie par ce parti, fait aujourd’hui figure d’épouvantail. Elle est devenue l’ennemi à abattre. Vous avez été témoin des attaques qui se sont passées ici à mon bureau et à ma résidence en plein jour. Nous savons ce qui s’est passé, d’où ils sont partis et qui les a chauffés à blanc. Aujourd’hui, je ne me sens plus en sécurité dans la ville de Kinshasa», affirme le Cardinal Ambongo.
L’archevêque métropolitain de Kinshasa se dit surpris de la réaction du pouvoir de Félix Tshisekedi vis-à-vis de son Eglise.
« Oui, je ne m’attendais pas à cela de la part d’un parti qui a lutté pendant des décennies pour la démocratie, la dignité, la justice et la paix. Nous connaissions tous le long combat d’Étienne Tshisekedi, qui a donné sa vie pour que ce pays ait un meilleur avenir», indique le prélat catholique.
Réagissant à la confirmation de la nomination de Denis Kadima à la tête de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), l’archevêque de Kinshasa se dit « très déçu » et dénonce « les menaces, insultes et intimidations » dont se sont rendus coupables, selon lui, des membres de l’UDPS.
Hervé Landry Ngoyi





