« Le Parquet est en contact avec mes avocats, il ne peut pas m’envoyer une convocation à travers les réseaux sociaux » (Lisanga Bonganga)

 

Convoqué pour une énième fois par le Parquet général près la Cour d’Appel de Kinshasa/Matete, Lisanga Bonganga crie à l’instrumentalisation de la justice. À ACTU7.CD, cet opposant au régime Tshisekedi dit ne pas comprendre pourquoi il est toujours « surpris de découvrir les convocations émanant de cette instance judiciaire à travers les réseaux sociaux ».

« C’est la nuit du jour même de la convocation que j’ai découvert le document sur les réseaux sociaux », s’étonne Jean-Pierre Lisanga Bonganga.

Pour lui, « le Parquet procède de la sorte pour me pousser à la faite ». En clair, le coordonnateur de la Dynamique pour une sortie de crise (DYSOC) estime que « souvent la justice procéde de cette manière pour après dire que vous vous n’êtes pas présenté à notre convocation et délivrer un mandat d’arrêt ou d’enmener ».


Une des figures de proue de la coalition LAMUKA, Lisanga Bonganga reconnaît qu’il était convoqué par le même parquet il plus d’un mois.

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« Le Parquet général près la Cour d’Appel de Kinshasa/Matete connait bien mes avocats ainsi que leurs numéros de téléphone. C’est facile d’entrer directement en contact avec eux en cas de problème au lieu de lancer des convocations sur les réseaux sociaux comme c’est le cas », déplore-t-il.

Se disant irréprochable notamment en ce qui concerne la gestion de la chose publique dans son parcours d’homme politique, Lisanga Bonganga crie à l’acharnement du pouvoir sur sa personne. Il reste convaincu que ses dernières déclarations sur l’investiture de l’équipe Kadima à la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) appelant « Félix Tshisekedi à la démission y est pour quelque chose ».

Lors de sa dernière convocation, Lisanga s’est rendu compte qu’il s’agissait d’une infraction civile et non politique. Un accident de la circulation datant de plusieurs années qui a conduit le Parquet général près la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe à établir une convocation en son encontre.

Voilà pourquoi Lisanga avait, à son tour, menacé de saisir la justice pour « imputations dommageables et dénonciation calomnieuse ».

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Il s’est opposé farouchement aux « affabulations éhontées des officines du parti au pouvoir qui, dépourvues d’arguments pour défendre le bilan de leur gestion du pays, du reste négatif, instrumentalisent un groupe de jeunes dits combattants, pour chercher à nous impliquer gratuitement, sans en apporter la moindre preuve ».

Pour Lisanga, « il s’agit d’un montage judiciaire de plus ayant pour but de réduire la DYSOC au silence par le projet en cours d’arrestation arbitraire de son coordonnateur ».

Rachidi Mabandu

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