La Dynamique pour la sortie de crise (DYSOC), à travers une déclaration politique faite le jeudi 28 octobre, livre les contours du mandat de comparution lancé contre son coordonnateur, Jean-Pierre Lisanga Bonganga par le Parquet général près la Cour d’Appel de Kinshasa/Matete.
D’après la DYSOC, « ce mandat de comparution fait suite à la dernière déclaration de Lisanga dans laquelle il exige la démission de Félix Antoine Tshisekedi de ses fonctions et la suppression pure et simple du RAM ». Dans cette déclaration, le coordonnateur de la DYSOC a également dénoncé « l’instrumentalisation de la justice ainsi que la volonté manifeste du pouvoir en place de réduire les opposants du régime actuel au silence glacial ».
« Sans qu’il ne soit nécessaire d’épiloguer sur les motivations réelles du lancement de
ce mandat, à l’endroit du ministre d’Etat honoraire, Jean Pierre Lisanga Bonganga, pour des faits civils, non établis et infondés, qui remontent à plus de trois ans, c’est-à-dire dans la période où ce dernier était membre du Gouvernement de la République », précise la DYSOC.
Cette organisation politique explique que « l’opinion doit savoir que ces faits tournent autour d’un accident de la circulation survenu à Kinshasa au courant de l’année 2017 et qui a entrainé une collision entre le véhicule officiel mis à la disposition du ministre d’Etat honoraire et le véhicule privé du colonel Wakaka non autrement identifié. Collision ayant causé uniquement des dégâts matériels mineurs sur les deux véhicules, sans lésions corporelles ni perte en vies humaines ».
La DYSOC constate qu’ « il est curieux que la procédure judiciaire engagée dans le cadre de cet accident de la
circulation vise la personne de monsieur le ministre d’Etat honoraire Lisanga Bonganga qui n’était même pas à bord de son véhicule officiel, au moment de l’accident, qui constitue un fait imprévisible dont la responsabilité ne peut lui être imputée ».
Il est, en outre, « surprenant d’apprendre qu’un jugement condamnant curieusement, par défaut, le ministre d’Etat honoraire aurait été rendu par le Tribunal de Paix de Lemba, alors qu’il n’a jamais été appelé ni représenté au procès ». « C’est en exécution de ce prétendu jugement qui, du reste, n’a jamais été signifié au ministre d’Etat honoraire, qu’une saisie aurait été pratiquée sur un de ses véhicules personnels et qu’on aurait constitué gardien dudit véhicule à une personne non autrement identifiée et qui l’aurait détourné », dénonce la DYSOC.
A ce jour, la DYSOC se demande « par quelle thaumaturgie le Parquet Général de Matete met à charge du ministre d’Etat honoraire, Jean-Pierre Lisanga Bonganga la prévention de détournement d’objet saisi ». Elle estime, par ailleurs, que « l’exhumation de ce dossier en ce moment, ne peut trouver de motivations que dans l’obstination du pouvoir en place, à vouloir emprisonner un opposant de haute facture, un des héritiers politiques du Dr. Etienne Tshisekedi wa Mulumba d’heureuse mémoire, pour l’effacer de la scène politique congolaise ».
« Le fait d’exiger, sur base des faits objectifs d’appréciation, la démission d’une autorité publique, fusse-t-elle Président de la République, ne constitue pas une infraction en droit positif congolais », rappelle la DYSOC. Elle considère que « les intimidations de bas étages et autres menaces à peine voilées, ne réduiront jamais la DYSOC et son coordonnateur
au silence, car, la vérité reste têtue ».
R.M





