Au sujet du « forcing » dénoncé par certaines forces de l’opposition, la conférence Épiscopale Nationale du Congo, CENCO, et l’Eglise du Christ au Congo, ECC, quant à la mise en place de la nouvelle équipe de la commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) conduite par Dénis Kadima, le président de l’Assemblée nationale et autorité morale de la convention pour la République et la démocratie (CRD) estime que c’est la loi portant organisation et fonctionnement de la CENI qui a été appliquée.
» On a mis l’équipe de la CENI en place pour aller aux élections, les autres parlent de forcing, il n’y a pas eu forcing. Depuis le mois de mars où nous avons commencer les négociations pour voter la loi portant organisation et fonctionnement de la CENI, ceux qui étaient là avaient caché cette loi pendant 2 ans. Nous étions tous : majorité, opposition et société civile en discussion et nous avons divisé les postes; société civile 5 postes, majorité 6 postes opposition 4. Nous avons voté cette loi et le président l’a promulguée est-ce qu’il y a eu des bruits? Mais où est-ce qu’il y a eu forcing? Moi, je n’ai pas fait le forcing, j’ai appliqué la loi CENI (…) », a dit Mboso.
Et d’expliquer, « à l’étape de désigner celui qui devait diriger la CENI, nous avons conclu que ce sont les confessions religieuses qui doivent choisir et chaque composante devrait envoyer ses délégués. La majorité a envoyé, le FCC/Kabila n’a pas envoyé parce qu’il attendait d’abord la société civile, et les confessions religieuses n’ont pas trouvé le consensus pendant plusieurs mois et après un autre délai, les 6 confessions religieuses ont déposé leurs candidats et les autres deux autres protestaient contre ce choix. Et nous avons décidé de mettre en place cette équipe. Où est-ce qu’il y a eu forcing? ».
La nouvelle équipe de la commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) mise en place est contestée par l’opposition mais aussi par deux (2) confessions religieuses (CENCO-ECC). Tous exigent la dépolitisation de la CENI.
José Muyaya





