Chancellerie parallèle à l’Ambassade de la RDC à Pékin : Jokay Kayenga « joue à la diversion (Droit de réponse)

 

Dans sa réplique parue sur ACTU7.CD le 21 Septembre 2021, loin de contredire les griefs clairement formulés à sa charge, Monsieur Kayenga Jokay sort la carte de la diversion dans le seul but de déplacer le débat. Diversion malheureusement jonchée d’incohérences notoires.


Tenez, Sieur Kayenga se vante d’être professionnel mais il insulte le Chargé d’Affaires, son chef direct, de souffrir de la démence (acharnement démentiel). Autrement dit le Chargé d’Affaires Numbi Kayembe serait un fou. A-t-il un certificat médical pour l’attester? Si non, c’est une insulte à l’égard du chargé d’affaires et toute la hiérarchie de la diplomatie congolaise dont le Vice-premier Ministre, Ministre des affaires étrangères qui aurait donc envoyé ou laissé en poste un malade mental comme chargé d’affaires. L’on comprend dès lors le professionnalisme de Mr Kayenga consistant à insulter sa hiérarchie dans les médias au mépris des principes et voies administratives quand il se sent lésé. Ignorance ou déficit d’éthique et déontologique? Quelle piteuse image pour notre diplomatie vis-à-vis du pays d’accueil!

Le Premier Secrétaire accuse également de détournement le Chargé d’Affaires et d’autres diplomates qu’il qualifie de ses acolytes, sans la moindre preuve. Il prétend au même moment les en avoir empêché on ne sait par quels moyens. Si détournement il y a avec preuves, pourquoi n’en avoir pas saisi le ministère? Cette accusation suscite cependant un doute sérieux au regard des insuffisances et incohérences qu’étale l’accusateur dans ses calculs parlant de 1.200.000 comme quadruple de 600.000.


Cette diversion truffée d’incohérences suffit pour comprendre que faute d’arguments, Mr Kayenga Jokay aux abois cherche des alibis comme bouclier suite à la réalité et la gravité des faits lui imputés. Faits qu’il a complètement esquivés dans sa réplique notamment : une chancellerie parallèle, fonctionnement de son agence avec sa belle-famille dans l’ambassade, sa coopération avec des sociétés chinoises comme voies quasi obligées pour obtenir les visas, le trafic d’influence au nom de la présidence, le trafic des plaques diplomatiques.

Les investigations toujours en cours des services étatiques révèlent chaque jour l’ampleur des dégâts. Au vu des éléments flagrants déjà récoltés l’on comprend pourquoi Monsieur Kayenga joue la carte de la Diversion pour se victimiser car difficile, sinon impossible pour lui de nier les faits. Quand un détourneur crie au détournement, Ô tempora ô mores dirait Ciceron. Si au Ministère des Affaires Etrangères l’on s’étonne qu’un diplomate qui détourne les recettes par une chancellerie parallèle, crie au détournement ; dans les services de sûreté on s’interroge sérieusement sur une éventuelle complicité, active ou passive, ou ignorance des faits par certains agents.

Pendant ce temps, plusieurs s’interrogent sur la destination des recettes détournées par cette chancellerie parallèle? Quid du commanditaire de cette mafia au nom du Chef de l’Etat? Est-ce à la Maison Civile que Monsieur Kayenga se vante de représenter sur base d’un document qui sert de trafic d’influence au nom du Chef de l’Etat pourtant résolument engagé contre les détournements des deniers publics? Autant des questions servant de pistes d’investigations. Traçage déjà en cours des indices sur les présents et transferts de Sieur Kayenga à certaines personnalités via des personnes interposées. Nos limiers sont également parvenus à obtenir dans les méandres de la Maison Civile une copie du fameux document autrefois évoqué par des sujets chinois shanghaïtes rencontrés en avril et juin derniers à Kinshasa, lesquels avaient d’ailleurs innocemment mais fièrement dévoilé qu’ils contrôlent le marché des visas congolais grâce à leur coopération avec Monsieur Kayenga.

En attendant, les prochains jours s’annoncent riches en couleurs car outre le document signé par le Dr Bruno Miteyo, nos limiers sont tombés sur un tas de documents accablants. Nous nous réservons de les publier pour l’instant par obligation professionnelle en attendant les conclusions des enquêtes. Nous demeurons disposés à les mettre à la disposition des instances administratives et judiciaires pour toutes fins utiles. Dores et déjà des voix se lèvent au sein du Ministère appelant les autorités compétentes à démanteler rapidement cette mafia dangereuse qui écorne abusivement notre diplomatie et le nom du Chef de l’Etat au pays de Mao. Chaque jour qui passe le trésor enregistre des pertes. Dossier à suivre!

Équipe de diplomates

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