Les agents du Programme Cadre Integré Renforcé et la secrétaire générale ad intérim au commerce extérieur, Eugénie Salebongo Basoy se tirent à boulets rouges. Réagissant au droit de réponse émis par celle qui a été le point focal du programme CIR, ces agents et cadres contestent « des mensonges grotesques contenus dans sa réplique ».
Se confiant à ACTU7.CD, ils disent constater avec regret les insuffisances de la Secrétaire générale a.i. au Commerce extérieur sur la nature de ce programme qu’elle a dirigé pendant de longues années.
« En effet, elle a, à travers son droit de réponse, démontré son ignorance sur le CIR, qui est un programme multidonateurs d’appui au secteur du commerce et non un simple projet de plantations des palmiers nains comme elle a prétendu. Contrairement à ce qu’elle a dit, ce projet était l’un parmi tant d’autres que le programme CIR a élaboré
et exécuté grâce à une équipe recrutée pour une mission qui a pris fin en 2018 », racontent-ils.
Licenciés de manière abusive, les agents et cadres du programme CIR insistent : « nous avons tous été des contractuels, tous sans exception. Quant aux cadres issus de l’administration, ils étaient en détachement ».
S’agissant de la pérénisation du programme CIR en RDC, ils se demandent où et quand a eu lieu ladite réunion de fin d’année évoquée par la Secrétaire générale a.i. au commerce extérieur.
« Contrairement à ce qu’elle a déclaré, la décision de péréniser le programme CIR a été adoptée à Génève en 2017, et un protocole d’accord a été signé en 2018 avec le Gouvernement de la RDC pour la phase dite de durabilité du programme, avec la prise en charge par le Gouvernement de la rémunération du personnel. Malheureusement, selon la SG, depuis janvier 2019, le Gouvernement n’a jamais versé un seul rond dans les comptes du programme. Or, à ce jour, plusieurs indices démontrent les détournements des fonds publics destinés au Programme », ont-ils contredit.
Pour ce faire, ces victimes avaient saisi l’inspection générale des finances (IGF) qui a initié une enquête dont « les conclusions sont attendues de pieds fermes afin de clarifier cette situation ».
« Concernant l’intégration du personnel du CIR comme nouvelles unités telle qu’évoquée par Eugénie Salebongo Basoy, rien de tel n’a été discuté. D’où tire-t-elle ces inventions? « , se demandent-ils, avant de poursuivre, « personne ne l’a sollicité quant à ce. Aucun agent ni cadre du programme ne lui a demandé la qualité de fonctionnaire. Tout ce que nous lui demandons c’est le respect et l’application des prescrits du code du travail qu’elle semble ignoré ».
Ils ont néanmoins souvenance d’avoir sollicité une réunion avec la SG en mars 2021, au cours de laquelle ils ont exprimé leur mécontentement en rapport avec le non paiement de leur rémunération et décrié le management « approximatif et défaillant » du coordonnateur national du programme CIR, Charles Lusanda Matomina.
Josué Mfutila





