Martin Fayulu salue « la clairvoyance des jeunes musiciens Congolais dans leurs interrogations-interpellations à travers les chansons Nini Tosali te et lettre à ya Tshitshi »

 

Le coordonnateur en exercice de la coalition LAMUKA Martin Fayulu Madidi, réagit sur les différentes chansons lancées par les musiciens Congolais dans lesquelles, ils déplorent notamment les mauvaises conditions de vie de la population et la conduite du pays.

Il s’agit notamment des chansons « Nini to sali te » du groupe musical MPR (Musique Populaire de la Révolution) et « lettre à ya Tshitshi » de l’artiste Bob Elvis. Martin Fayulu salue « la clairvoyance de ces artistes Congolais ».

« Je salue la clairvoyance des jeunes musiciens Congolais dans leurs interrogations-interpellations à travers les chansons telles que : Nini tosali te, Peuple Aboyi RAM, Lettre à Ya Tshitshi, Le Président a été nommé, Politicien escroc… Se ressaisir, comme peuple, est un devoir ! », écrit Martin Fayulu sur son compte Twitter.


« Nini to sali te » (Qu’avons-nous pas fait ?) est le titre du duo des artistes Yuma Dash et Zozo Machine. Avec 1.000 000 vues sur YouTube, 5 jours après sa sortie, la chanson interpelle les dirigeants du pays, 61 ans après l’indépendance. « Père, nini to sali té », c’est le début de ce titre qui relate les conditions difficiles de la vie d’un Congolais qui s’adresse à son dirigeant.

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Quand à la » lettre à ya Tshitshi », selon l’esprit de la chanson, le slogan « le peuple d’abord », du parti au pouvoir, n’est pas respecté.

Bob Elvis raconte que les problèmes sociaux ne sont pas réglés : toujours pas d’eau, que des dislocations entre les politiciens, le Coronavirus continue de faire ravage, les alliances politiques ne profitent pas au peuple et prend le pays en otage, la guerre de l’Est est loin de se terminer, le chômage, les députés se battent pour leurs propres avantages…

Juste après la sortie de ces titres, la commission nationale de censure avait décédé d’interdir la diffusion de ces chansons dans les télévisions et radios locales, pour non-respect de la procédure en matière de censure. Décision qui a été levée 24 heures après sur instruction de la Ministre d’État de la Justice, Rose Mutombo.

Hervé Landry Ngoyi

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