Le Député national Josué Mufula est indigné de voir que les assassinats des civils continuent en plein État de siège. Dans une interview à ACTU7.CD, l’élu de la ville de Goma plaide aussi pour l’assouplissement des taxes.
Cet élu du peuple regrette la résurgence des cas d’assassinats en plein jour dans la ville de Goma. Il en veut pour preuve le cas de Hamuli Byamungu, changeur de monnaie tué le mardi 09 novembre 2021 à Goma vers 18 heures à quelques mètres du Bureau du Maire policier de Goma et celui du jeune homme répondant au nom de Jimmy tué le dimanche 07 novembre 2021 vers Ngangi 3 pour avoir refusé que son téléphone soit extorqué par les militaires dans la soirée.
Josué Mufula dénonce aussi la situation des taximans des bus et les motards du Nord-Kivu qui subissent des traitements « injustes des agents qui profitent de l’État de siège pour les malmener ».
Selon lui, ces taximans terrorisés et leurs clients traumatisés semblent ne pas avoir le droit de se plaindre « et même s’ils le font, les
juridictions militaires laissent à désirer ».
Face à cette situation très alarmante au Nord-Kivu, et aussi en Ituri, cet élu du peuple plaide pour l’assouplissement des taxes exigées actuellement dans ces parties du pays « où la vie devient de plus en plus difficile suite aux contraintes de l’État de siège, à la crise économique due au COVID-19 et aux catastrophes naturelles telle que l’éruption volcanique ».
Celui-ci propose ainsi la mise en place des politiques fiscales, notamment le lissage fiscal qui consiste à alléger les charges en temps de récession et
les réactiver en temps de reprise.
« Dans cette partie du pays, la population est asphyxiée par de multiples taxes. Si RAM a été décriée par tout le peuple congolais dont le pouvoir d’achat est déjà très faible, le Gouvernement peut-il imaginer combien la tracasserie policière suite à la vignette devient un calvaire à Goma? », s’interroge t-il.
Et de poursuivre, « je suis d’avis que l’élargissement de l’assiette fiscale peut accroître les moyens d’action du Gouverneur militaire en vue de restaurer la paix et d’imposer l’autorité de l’État dans tous les territoires de la province du Nord-Kivu, mais je ne peux pas encourager que les populations du Nord-Kivu soient malmenées et transformées en esclaves fiscaux alors qu’elles sont déjà victimes de plusieurs contraintes qui les ont plongées dans un gouffre indicible », s’insurge Josué Mufula.
Ce parlementaire appelle à cet effet le gouvernement au bon sens et à l’humanisme pour soulager la population du Nord-Kivu déjà fragilisée par la situation socio-économique.
David Lupemba





