C’est dans un climat de confiance et de partage qu’a pris fin le 11 novembre à fleuve congolais hôtel à Kinshasa, le 3e atelier sur le suivi et l’évaluation nationale 2018-2022 pour le contrôle et la gestion des armes légères et petits calibres (CNC-ALPC) sur toute l’étendue du territoire national congolais avec l’appui du service des Nations-Unies pour la lutte anti-mine (UNMAS).
Au moment de sa prise de parole pour éclairer la lanterne de l’auditoire, le secrétaire permanant de la CNC-ALPC Patrick Katambwe a déclaré que leur démarche est différente de celle que mène le programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR), tant et si bien qu’avec la CNC-ALPC, le désarmement se fait de façon volontaire et calme. Cependant, « le DDR est une affaire de l’armée avec l’utilisation de la force ».

Ce panel qui est dans sa deuxième phase après celle de 2016-2018, a regroupé pendant deux (2) jours plusieurs experts en la matière répartis en quatre (4) groupes et quatre (4) différentes thématiques traitées en aparté, ont fini par accoucher une kyrielle de recommandations à la fin. Ces derniers (participants, Ndlr) recommandent au gouvernement de doter la CNC-ALPC des équipements et des moyens conséquents pour lui permettre de porter sa technicité et son expertise dans la lutte contre la circulation et la détention des armes acquises illicitement.
Par ailleurs, l’arrivée massive des réfugiés en RDC, les différents conflits communautaires, l’existence des groupes armés nationaux, la complicité civilo-militaire sont considérées par un groupe des participants comme les causes de la circulation et la prolifération des ALPC (armes légères et petits calibres).
De son côté, le chef de la cellule ambargo de la mission des Nations-Unies pour la stabilisation du Congo (MONUSCO), a loué le bon déroulement de ce panel et parie pour le désarmement afin de rendre des combattants inoffensifs sur le terrain de la terreur. » Sans arme le combattant ne vaut rien », a-t-il déclaré.
Pour clore, le secrétaire permanant Patrick Katambwe a salué les efforts fournis par le gouvernement pour la tenue de cet atelier. À l’en croire, ce panel a eu pour objectif d’identifier les points forts et les points faibles du présent plan d’action dans la perspective d’atteindre des buts initiaux.
La CNC-ALPC est une structure de coordination au niveau national et de partenariat international de l’Etat congolais, chargée de la conception de suivi de la politique de lutte contre la prolifération des armes légères et des petits calibres sur le sol congolais d’une durée de cinq (5).
Osée Mfumfu





