Goma : Des enseignants des écoles secondaires menacent d’entrer en grève dès ce mardi « si le gouverneur ne fixe pas les frais à payer »

Les enseignants des écoles secondaires de la ville de Goma (Nord-Kivu) projettent un mouvement de grève d’ici mardi 29 novembre 2021. Il s’agit d’un deuxième ultimatum donné au Gouverneur militaire pour signer l’arrêté fixant les frais scolaires dans les écoles secondaires, après celui de mercredi 24 novembre qui avaient laissé 72 heures, données par la Force Syndicale Nationale (FOSYNAT).


Cette décision découle d’une Assemblée générale tenue par les professionnels de la craie dans l’enceinte de l’Institut Tupendane, à laquelle plus de soixante-dix (70) représentants des enseignants des écoles de la ville de Goma et ceux de Nyiragongo ont pris part.

« Nous sommes informés que les autorités s’étaient réunies et ont fixé quelque chose pour nous, mais malheureusement elles ne l’ont pas encore fait, pendant que Kinshasa, Sud-Kivu et Maniema l’ont déjà», a dit Madiano Bertin, leur porte-parole et chargé de mobilisation au sein de la FOSYNAT.


Celui-ci précise que leur décision est une retombée d’une analyse aux problèmes de l’enseignant du secondaire faite à l’unanimité sur la circulaire ayant demandé à l’autorité provinciale de donner des précisions selon les réalités de chaque province.

« Après analyse, nous avons trouvé que ce que le Gouverneur prétend signer dans son arrêté, ça va vraiment rabaisser l’enseignant à un niveau qu’il ne mérite pas», poursuit le porte-parole des représentants des enseignants, précisant qu’ils avaient déjà adressé une lettre au Gouverneur, dans laquelle ils lui avaient demandé de se référer aux provinces citées ci-haut pour les mettre dans les mêmes conditions.

«Le Gouverneur de province veut nous proposer 40$ par trimestre, alors que les autres provinces ont donné des limites entre 3$ et 90$, à Kinshasa 150$ à 300$ par trimestre», renchérit-il ajoutant que le salaire réclamé est en train de diminuer au lieu d’augmenter.

Ces enseignants donnent un autre délai de 48 heures au Gouverneur de province pour signer un arrêté « qui donne de la valeur et la considération à un enseignant, donnant une limite de 5$ à 120$, promettant de reprendre leur mouvement de grève qui avait été suspendu ».

« Nous disons au Gouverneur, le mardi si l’arrêté n’est pas disponible, et que si ça ne considère pas les réclamations des enseignants, alors là nous serons obligés de sécher les cours et rejoindre nos collègues de l’école primaire», a déclaré Madiano Bertin dans ses propos.

David Lupemba

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