Bintou Keita, la représentante spéciale du secrétaire général des Nations-Unies en Republique Démocratique du Congo (RDC) a pris part lundi 07 décembre à la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU.
Dans son intervention, l’envoyée de l’ONU en RDC a souligné devant le Conseil de sécurité que la restauration de la confiance de la population était cruciale pour ramener la stabilité dans l’Est du pays.
« Les défis auxquels le Gouvernement est confronté dans la mise en œuvre de l’État de siège dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu mettent en exergue les limites d’une approche strictement militaire à la protection des civils et la neutralisation des groupes armés », a déclaré M. Keita dans son exposé lors de cette réunion du Conseil de sécurité consacrée à la situation en RDC.
Pendant ce temps, les populations victimes des exactions des groupes armés dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri continuent à réclamer le départ de la MONUSCO (Mission des Nations-Unies pour la stabilisation du Congo). Elles l’accuse « d’être de mèche » avec les rebelles pour « pérenniser les violences » dans l’Est.
Bien avant la mise en place de l’État de siège, des actions à l’initiative des organisations de la société civile ont été menées pour pousser le gouvernement à formaliser le retrait des forces onusiennes en terre congolaise mais cela a été réprimé par les forces de l’ordre.
Josué Mfutila





