La journée « province morte », décrétée par les forces vives de la société civile du Sud-Kivu est largement observée par les habitants ce mardi 28 décembre 2021.
A Bukavu, chef-lieu de la province où le correspondant d’ACTU7.CD a fait la ronde, les activités sont paralysées, la ville est morte.!
Écoles, marchés, boutiques, Banques, magasins, stations-service et autres sont restés fermés.
Au marché central de Bukavu à Katudu, c’est un silence de mort, aucun étalage n’est visible, même cas dans d’autres marchés comme à Nyawera, Kamagema, Feu-Rouge etc.

Le transport en commun tourne au ralenti, le bouvard Patrice Emery Lumumba ne connaît pas ses embouteillages habituels, aucun véhicule n’est visible dans les parkings menant vers les territoires.
Il en est de même pour d’autres villes et grands centres de la province.
Dans la ville d’Uvira, la deuxième de la province, les activités tournent au ralenti. Le mouvement habituel des habitants dans le commerce n’est pas au rendez-vous, confie un habitant joint au téléphone.
A Kabamba, Katana, Kavumu (Kabare) ou encore à Walungu et Nyagezi, la situation est la même.
Pour certains observateurs, la réussite de cette journée « province morte » décrétée par la société civile du Sud-Kivu est une preuve éloquente que la province du Sud-Kivu n’a plus des dirigeants capables de matérialiser la vision du Chef de l’État au Sud-Kivu. Ils font ainsi allusion à l’appel du Gouvernement provincial qui, à la veille de ce mardi a invité la population à vaquer librement à leurs activités.
« Si pour un motif basé sur la rumeur, la province peut être paralysée, qu’adviendra-t-il pour d’autres feuilletons dont les faits seront visiblement et clairement avérés. À la veille de l’élection de 2023, le Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a besoin d’un véritable Gouverneur Warrior capable de faire face aux aléas pareils, et cela par son savoir-faire, savoir-être, savoir-faire et son sens élevé de responsabilité débouchant sur sa capacité à persuader tous les autres partenaires sociopolitiques à accompagner la vision du Chef de l’État », a confié Blaise Maseka, habitant de Bukavu et acteur politique du Sud-Kivu.
Il sied de rappeler que cette journée « province morte » a notamment pour but de dire non au plan de « balkanisation » de la RDC et l’entrée des troupes étrangères sur le sol congolais.
Ngaboyeka Pascal, à Bukavu





