Les miliciens du mouvement d’auto-défense dénommé Zaïre, actifs dans le territoire de Djugu, dans la province de l’Ituri, a étendu ses activités dans la chefferie de Walese Karu, au nord du territoire de Mambasa dans la province de l’Ituri.
Le Député national Emmanuel Leku, chef coutumier de cette entité qui alerte depuis le début du mois de janvier sur ce mouvement, révèle que ces miliciens ont érigé une barrière dans le groupement Mayala dans cette chefferie. Ces miliciens ont tué, quelques jours avant, le président de Fédération des Entreprises du Congo (FEC) de la région et plusieurs autres personnes dans le village minier de Yedi.
Cet élu du peuple appelle les autorités à prendre des mesures qui s’imposent pour mettre fin à ces actes barbares.
« (…) Nous venons d’apprendre avec beaucoup de regret l’entrée de la milice Zaïre dans notre chefferie au groupement Mayala pour installer leur barrière. Avant cela, il y a eu mort d’hommes (…) Je présente mes condoléances à la famille du président FEC de Yedi qui est mort et d’autres anonymes (…) Nous demandons aux autorités de faire ce qu’elles peuvent parce qu’à Mambasa, nous sommes pacifiques et nous ne voulons pas la guerre (…) », a-t-il confié à ACTU7.CD.
L’activisme de la milice Zaïre dans le territoire de Mambasa a également été dénoncé par l’association « Mambamusa » qui regroupe les originaires de Mambasa vivant à Bunia.
Dans une déclaration ce jeudi 27 janvier 2022 à la presse, Pascal Bauwa Swelly, son président, dénonce une « déportation de l’insécurité de Djugu à Mambasa constituant une provocation envers le territoire de Mambasa réputé accueillant ».
Avec la présence de cette milice dans sa partie nord, le territoire de Mambasa voit désormais deux de ses sept chefferies déstabilisées par l’insécurité.
Depuis plusieurs années, le sud de la chefferie de Babila Babombi (au sud de Mambasa) est devenue le théâtre des groupes armés locaux. Plus récemment, les rebelles ougandais des Forces Démocratiques Alliées (ADF), actifs dans les territoires voisins de Beni et Irumu ont rendu la situation sécuritaire plus compliquée dans cette partie. Au moins trois groupements de cette chefferie sont vidés de leurs habitants depuis décembre 2021.
Andy Kambale Matuku, à Mambasa





