« Aucune tentative de déstabilisation de nos institutions démocratiques ne sera tolérée ». Cette phrase prononcée par le Porte-parole du Président de la République mardi soir sur les antennes de la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC) sur le dossier François Beya, a mis l’UDPS/Kibassa (Union pour la Démocratie et le Progrès Social) dans tous ses états.
Maître Séraphin Umba, deuxième personnalité de ce parti cher à Augustin Kibassa Maliba, n’est pas du tout d’accord de la « tentative de déstabilisation des institutions démocratiques valablement établies en RDC ». Devant la presse ce mercredi 9 février, le secrétaire général de l’UDPS/Kibassa ne veut pas entendre de son oreille que des individus « usent de n’importe quelle voie pour accéder au pouvoir ».
« Nous sommes d’abord choqués d’apprendre que les institutions de la République Démocratique du Congo peuvent être menacées par qui que ce soit, alors que résolument, tous, nous sommes engagés sur la voie démocratique. Ce qui fait que la prise de pouvoir au Congo ou le respect des institutions restent de rigueur. S’il y a un changement quelconque à opérer dans les institutions, ça ne peut passer que par la voie des urnes. C’est ça le choix de notre population qui est consacré dans la constitution de la RDC votée en 2006. Donc le socle de notre existence aujourd’hui passe par la passation pacifique du pouvoir. Aujourd’hui, nous sommes tous, en tant que partis politiques sérieux, tournés vers les élections de 2023 » , a soutenu Séraphin Umba.
Dans la foulée, le SG de l’UDPS/Kibassa a appelé les uns et les autres au calme.
« Il faut tenir bon. Je crois que les institutions qui sont établies dans notre pays, chaque institution travaille d’arrache-pied pour redorer l’image de marque de notre République et la population doit faire confiance aux institutions en place et rester calme. Pour le reste, chaque autorité, chaque institution fait sa part pour que nous puissions construire cet édifice qui est l’État congolais. Tout le monde doit vaquer à son travail pour que nous puissions léguer ce pays dans les bonnes conditions aux générations futures » , a-t-il confié.
François Beya, conseiller spécial du Chef de l’État en matière de sécurité, est toujours interné dans les locaux de l’Agence Nationale des Renseignements (ANR) depuis samedi dernier où il est censé subir un interrogatoire sur les soupçons qui pèsent sur lui, notamment au sujet de la « sûreté de l’État » , comme l’a affirmé Kasongo Mwema Yamba Yamba dans son speech mardi soir.
Patrick Nguwo





