Après 16 ans de vie, la Constitution congolaise mérite-t-elle la même cadence du départ ?

 

Née en 2006 au terme d’un référendum, rejeté puis adopté faute du mieux, par l’opposition de l’epoque pilotée par l’UDPS, la constitution de la République démoc6ratique du Congo, RDC est âgée ce 18 février de 16 ans sans sublir grande modification, excepter la suppression du scrutin présidentiel à deux tours.

jusque-là, l’impression que l’on peut bien se donner est que les violons s’accordent sur le mérite de cette loi suprême contrairement à celle de Luluabourg de 1967, fruit d’un club d’amis auteur du coup d’État de 1965 lequel a porté Mobutu au pouvoir 32 ans durant. Ce document il convient de le souligner, fut malmené à souhait par Mobutu et ses compagnons dans un seul but de pérenniser leur pouvoir honni de tous.

Revenons à la loi des lois de 2006 pour dire qu’elle est issue des accords de Sun City entre les belligérants de la geurre qui divisa le pays en quatre zones d’influence.
Elle mettait ainsi fin à l’acte constitutionnel de la transition qui dirigeait jusque-là le pays. Ainsi prenait officiellement fin la geurre dite d’agression avec l’architecture institutionnelle 1+4.


Seize ans après, la loi fondamentale de 2006, réputée jusque-là inamovible fait déjà débat sur ce caractère. Pour certains analystes, la constitution de 2006, pressente à ce jour plusieurs failles en raison du contexe politique actuel du pays. Ces analystes evoquent le texte taillé sur mesure pour satisfaire les belligérants. À titre illustratif, ils font remarquer que la création de certaines structures budgetivores, genre CNSA, CSAC, etc ou encore un parlement à deux chambres se justifiait à son temps par la cause de faire taire les armes au profit de la paix. D’où seize ans après, la refonte de la constitution de 2006 s’impose vu la nouvelle dynamique de développement du pays qui implique la gestion rationnelle et efficiente de la chose publique par l’austérité. Tout le monde disent ils, doit s’accorder sur la nécessité de voir le pays aller de l’avant.

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Si cette opinion cherche à tout prix à convaincre au sujet de la révision constitutionnelle totale de la loi suprême pour changer la cadence, une autre fait noter que le référendum devrait plutôt porter sur certaines dispositions relatives au mode de scrutin. La présidentielle à deux tours, la supression de l’élection des gouverneurs par les élus provinciaux…

À la lecture de ces deux versions, il y a plutôt quelque chose de commun, c’est cette volonté de réviser la constitution non pour des intérêts égoïstes mais pour ceux des congolaises et congolais.

Zamenga Odimbale

 

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