Les robinets de la REGIDESO dans la ville de Tshikapa, dans la province du Kasaï, sont sec il y a de cela quarante-huit (48) heures dans toute les cinq (5) communes de la ville. La REGIDESO « n’est plus capable de fournir à la population de l’eau potable et jusqu’à l’heure qu’il est, les raisons avancées par l’un des agents du service de traitement d’eau, font état de la « pénurie de produits de coloration », c’est ce qui met en difficulté leurs abonnés.
« Certainement, il n’y a pas l’eau. Nous sommes dans l’impossibilité de produire à nos abonnés cette matière liquide. Le problème est au niveau des produits de coloration et traitement, il est difficile de libérer cette eau à la merci des consommateurs. Nous nous battons pour nous ravitailler », dit sous couvert d’anonymat cet agent après l’arrestation de son chef de centre.
Selon certaines indiscrétions, depuis l’arrestation du Chef de centre de la REGIDESO Paul Saleh, intervenue un jour après le passage du Ministre national des Droits humains Albert Fabrice Puela à la prison centrale de Tshikapa pour une visite, un constat amère s’est dessiné faisant état de l’absence de fournitures en eau aux prisonniers pendant plusieurs mois, ce qui est inhumain, selon le Ministre.
Les habitants du chef-lieu de la province du Kasaï n’ont pas d’autres solutions que de consommer une eau non traitée en dépit de la pollution récente décriée dans les rivières Kasaï et Tshikapa et du danger qu’elle représente pour la santé de la communauté.
Ceux qui habitent les quartiers éloignés sont obligés d’effectuer une longue distance pour aller puiser de l’eau. Pendant ce temps, un bassin d’eau qui se vendait à 50Fc revient aujourd’hui à 800 FC voire 1.000 FC dans certains coins.
La population de Tshikapa « invite la REGIDESO à décanter cette situation » pour « sauver des vies et fournir cette denrée de première et grande nécessité ».
Dans les communes de Mbumba et Mabondo, l’eau de la REGIDESO n’y est plus depuis l’effondrement du pont Kasaï qui, à son bord, transportait le tuyau. Après coupure, la REGIDESO n’a jamais réparé cet métal.
Diaris Kindalo, à Tshikapa





