Après plus de six (6) mois de la période pendant laquelle la rivière Kasaï était polluée, un député provincial dénonce le silence des autorités congolaises dans le processus d’indemnisation des populations victimes de cette pollution.
Dans une interview accordée à ACTU7.CD ce dimanche 27 mars 2022, le député provincial Joseph Ayikonzene interpelle le Gouvernement congolais sur les dommages subis par les populations riveraines de la rivière Kasaï qui était polluée.
« (…) Nous interpellons le Gouvernement congolais et condamnons ce silence observé depuis que la rivière a été polluée alors que la population en pâtit. Il y a des victimes de tout bord, le long de la rivière Kasaï, car ils ont subi des dommages économiques, sanitaires et jusque-là, il n’y a eu aucune action de la part de notre pays qui n’est envisagée jusqu’à ce niveau », a-t-il déclaré.
L’élu du territoire d’Idiofa garde toutefois espoir pour que ces victimes soient indemnisées, car pour lui, « le Gouvernement doit intervenir partout en RDC en cas de problème majeur ».

« La rivière Kasaï qui a été polluée est une partie intégrante de la RDC et les populations riveraines sont des congolais. De la même manière que le Gouvernement intervient à l’Est, il a l’obligation de le faire également à l’Ouest lorsqu’un problème de ce genre survient. Mais après toute cette période écoulée, nous avons l’impression que cette population est négligée. Toutefois, nous gardons espoir étant donné que l’on revient de l’atelier sur le développement de 145 territoires, nous croyons que le Gouvernement va vite agir », a-t-il ajouté.
Selon les autorités du pays, la rivière Kasaï avait été polluée par des substances toxiques renverser dans la rivière par une entreprise basée en Angola. Pendant cette période, les poissons et autres animaux aquatiques tels que les hippopotames mourraient à cause de cette substance toxique. Raison pour laquelle la pêche y était interdite.
À entendre les autorités congolaises, l’entreprise angolaise avait promis de réparer le préjudice causé. Chose qui n’a pas été faite jusqu’à lors.
Patrick Matanga, à Bandundu





