Ituri : La société civile de Babombi alerte sur la fermeture d’une soixantaine d’écoles suite à l’insécurité

 

Les attaques répétitives attribuées aussi bien aux combattants ougandais des Forces Démocratiques Alliées (ADF) qu’aux groupes Maï-Maï locaux contre plusieurs agglomérations de la chefferie de Babila Babombi, au sud du territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri, ont entraîné la fermeture de soixante (60) écoles dans cette partie de la République Démocratique du Congo.

D’après un message de la société civile de cette entité coutumière destinée aux autorités militaires et politiques de la province de l’Ituri, au moins soixante (60) écoles ont été contraintes à fermer leurs portes suite à l’activisme des ADF et des groupes armés locaux. D’après la même source, ces chiffres représentent la moitié des écoles dans la sous-division provinciale de l’enseignement primaire, secondaire et technique de Mambasa2. À en croire la même source, au moins quinze (15) mille enfants ont abandonné les études suite à cette situation.

« (…) La société civile de Babila Babombi est très préoccupée par la fermeture de 60 écoles suite à l’insécurité imposée par les groupes armés locaux et étrangers (…) 15000 enfants sont aujourd’hui privés de l’un de leurs droits fondamentaux (…) », écrit Gilbert Kasereka Sivamwenda dans ce message transmis à ACTU7.CD.

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A ce drame, la société civile ajoute « l’abandon par la population des agglomérations situées à l’ouest de Biakato ». La société civile redoute que la pression démographique de ces « déplacés » ne cause, dans les jours à venir des calamités telles que des maladies d’origine hydriques et la famine notamment. D’où l’appel de la structure citoyenne de Babombi aux groupes armés locaux et étrangers de déposer les armes et rejoindre le processus de paix.

« (…) Nous appelons les miliciens à déposer les armes, pour l’intérêt des enfants et de toute la population à général et le développement des nos entités (…) », lit-on dans ce document transmis à ACTU7.CD.

Depuis octobre 2021, plusieurs attaques armées répétitives ont visé plusieurs grands centres de la chefferie de Babila Babombi. À ce jour, malgré l’accalmie observée dans la zone suite aux « actions musclées de l’armée », les villages Ngaka, Katanga, Makumo, Lukaya, Makumbo, Ngwaba… n’existent plus que de nom.

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Andy Kambale Matuku, à Mambasa

 

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