Le Gouvernement Sama Lukonde souffle sur sa première bougie. Lundi 26 avril 2021, ce fut ce jour-là où quatre cent dix (410) députés nationaux décidèrent d’investir le Gouvernement des « warriors » à la chambre basse du parlement.
Composé de cinquante-sept (57) Ministres dont vingt-sept pourcent (27%) de la représentativité de la femme, le deuxième Gouvernement sous Félix Tshisekedi avait axé son programme sur quinze (15) piliers. Le plus important à retenir, est que le Chef de l’Exécutif central visait quatre (4) axes prioritaires, dont la pacification de l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC); instauration d’un État de droit; la reconstruction du pays, mais aussi et surtout le social de la population.
Quelques minutes avant l’investiture de son Gouvernement, défendant son programme devant la représentation nationale, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge donnait l’impression de vouloir sonner la fin du calvaire des congolais.
« Le temps n’est-il pas arrivé pour que nous puissions enfin créer une véritable union sacrée de la nation pour plus de prospérité, plus de solidarité, plus de sécurité, plus d’emploi, plus de justice et pour une meilleure gestion économique par la bonne gouvernance ? », se demandait-il.
Au perchoir de la chambre basse du parlement, Sama Lukonde affirmait que le budget devait être réévalué à hauteur de trente-six milliards de dollars américains (36.000.000.000 USD) sur trois (3) ans, soit douze milliards de dollars américains (12.000.000.000 USD) par an. Ceci devait être possible par la maximisation des recettes et l’appui des partenaires extérieurs. Ce qui pourrait expliquer la conclusion du programme triennal conclu en 2021 entre la RDC et le Fonds Monétaire International (FMI).
Parmi ses priorités, il y a également lieu de noter la gratuité de l’enseignement, la revanche du sol sur le sous-sol pour promouvoir l’autosuffisance alimentaire, l’indépendance de la justice, la gestion optimale des finances publiques, l’organisation des élections générales dans le délai constitutionnel,…
Une année après, quel est le taux d’exécution de ces projections ? La question vaut son pesant d’or lorsque l’on voit toujours l’assiette du citoyen lambda vide, « la mauvaise gestion de la chose publique », selon notamment l’ODEP (Observatoire de la Dépense Publique), des violations des droits de l’homme notamment lors des manifestations publiques, l’insécurité qui se cristallise dans l’Est du pays,…
Selon un analyste, « Jean-Michel Sama Lukonde devait se poser de sérieuses questions sur ce qui bloque l’aboutissement de toutes les promesses faites à la population, et obligatoirement changer de fusil d’épaule ». Un autre analyste pense carrément que « Fatshi devait siffler la fin de la récréation, soit faire tomber ce Gouvernement qui ne lui a servi à rien et nommer un autre 1er Ministre ».
Patrick Nguwo





