Goma : OTTO Market, NRU… ses sociétés « qui arnaquent la population sous les traces de Mygoldrev » (Véranda Mutshanga)

Décidément, la population congolaise n’est pas tirée d’affaires, car « des arnaqueurs de grandes tailles rôdent encore autour d’elle », si l’on doit croire les déclarations de la Véranda Mutshanga, un mouvement citoyen au Nord-Kivu.


Ces sociétés ayant approximativement le même modus operandi que Mygoldrev qui a dernièrement causé désolation à la population congolaise en la dépouillant de son argent investi dans son entreprise, opèrent puissamment dans la ville de Goma dans le Nord-Kivu. Patrick Paluku, coordonnateur de la Véranda Mutshanga dans cette province, s’est voulu un lanceur d’alerte en soulignant que le comportement de OTTO Market, NRU et bien d’autres sociétés « frise visiblement de l’arnaque », car « ne reflétant pas la mission qui leur a été confiée par leurs antennes internationales » comme elles le disent.

« (…) Le mode opératoire de OTTO Market en RDC n’est pas différent de Mygoldrev (…) qui a rendu pauvres des milliers des Kinois. Beaucoup de Kinois avaient investi dans ce système de Mygoldrev (…)», rapporte cet activiste des droits de l’homme qui précise que « ce système en ligne non contrôlé par la BCC a escroqué des millions d’argent des congolais parce que les gens n’étaient pas informés ».


Là où le bât blesse, c’est que ces sociétés en ligne « ont eu des licences de l’État et elles ont arnaqué les congolais sous la bénédiction de l’État congolais. Ça, c’est irresponsable ! », s’est-il insurgé dans une note vocale transmise à ACTU7.CD. « Ils disent qu’ils ont un contrat avec la Présidence de la RDC [et] la direction de la maison Airtel. Airtel a nié », a-t-il ajouté.

Contacté par le média non-aligné, le chargé des finances de la société NRU/Goma ici incriminée, renseigne que la population fait preuve de la « non compréhension de leur niveau » sur leur fonctionnement avant d’affirmer, sans trop de détails, que « la population n’est pas suffisamment informée ».

De coutume, ces plateformes disent mettre en place un système d’investissement dans leurs structures numériques qui permettent de gagner de l’argent tous les jours, le pourcentage variant selon les fonds investis.

Patrick Nguwo

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