Le Conseil d’État vient d’annuler l’élection du Gouverneur nouvellement élu à la tête de l’exécutif de la province de la Mongala. César Limbaya, vainqueur avec 13 voix a été remplacé par Aimé Bokungu, candidat malheureux à l’élection de gouverneur avec 6 voix.
Les proches du gouverneur invalidé qui « crient au scandale dénoncent une décision inique prise par le premier président du Conseil d’État pour imposer son lieutenant dans la province, lequel va leur servir d’une bonne base politique avant de démissionner de son poste de juge ».
« Si le Conseil d’État avait remarqué les irrégularités, le mieux aurait été d’annuler toute l’élection. Le contraire serait de confirmer notre candidat mais pas de valider un candidat qui a reçu 6 voix », s’indigne Fiston Ilangi Ndeke, proche de César Limbaya (invalidé).
Ce notable de la province de la Mongala appelle les trois juges du Conseil d’État à reconsidérer cette décision « pour sauver l’image de cet organe de la loi ».
« Avec cette décision, le Conseil d’État ressemble à une propriété privée. Je dénonce ici le Mentor du Gouverneur validé avec 6 voix qui est directeur de cabinet du premier président du Conseil d’État… Voilà pourquoi ils ont manigancé les choses en défaveur de celui qui a réellement été élu », confie-t-il à ACTU7.CD.
L’arrêt du Conseil d’État fait suite à l’appel formulé par Aimé Bokungu (6 voix) contre César Limbaya (13 voix). Selon son bureau politique, cet arrêt du Conseil d’État viole la disposition légale de l’article 75 de la loi électorale.
« L’arrêt rendu par le Conseil d’État en rapport avec l’appel formulé par Aimé Bokungu, candidat malheureux ayant obtenu 6 voix lors de l’élection de gouverneur dans la province de la Mongala, au détriment du candidat gouverneur élu, confirmé par la cour d’appel de la Mongala en la personne de César Limbaya, ne respecte aucune disposition légale, confère l’article 75 de la loi électorale », a dénoncé le bureau politique de César Limbaya.
À l’en croire, le Conseil d’État devrait ordonner à la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), d’organiser un nouveau scrutin et non proclamer le candidat malheureux ayant obtenu 6 voix.
Les proches du Gouverneur invalidé qualifient de scandaleux cet arrêt de la plus haute juridiction de l’ordre judiciaire et sollicite l’implication personnelle du Président de la République Félix Tshisekedi pour corriger cette « injustice ».
Pourtant, la province de la Mongala a connu une crise institutionnelle depuis son démembrement comme province il y a quelques années suite aux conflits entre les députés provinciaux et l’exécutif provincial.
Josué Mfutila





