L’UDPS/Tshisekedi veut récupérer ses dus auprès des recommandés de Kabund à la Présidence de la République

L’UDPS/Tshisekedi veut décidément mettre Jean-Marc Kabund et son entourage contre mur. En lisant la correspondance dont l’objet stipule « demande liste des membres de l’UDPS commandés par Monsieur Jean-Marc Kabund-a-Kabund à la Présidence de la République », tout s’explique.

Le parti présidentiel a un objet précis dans sa démarche, celle de « récupérer nos dus », car ces personnes ont été recommandées « au nom et pour le compte de l’UDPS/Tshisekedi », dit un document qui porte la signature du président du Conseil de discipline du parti de la 10è rue.

« Il s’agit notamment de nous préciser des noms, post-noms et fonctions occupées à la Présidence et le montant de leurs appointements mensuels », dit cette correspondance adressée au cabinet du Chef de l’État.


On se rappelle aussi que les semaines dernières, de folles rumeurs avaient alimentées la toile sur un possible coup de balai dans la cour gouvernementale de Jean-Michel Sama Lukonde, question de libérer les Ministres ayant été recommandés par le désormais opposant de Félix Tshisekedi, où des soupçons d’un prétendu remaniement ministériel qui serait « imminent ».

Lire aussi  Élections 2023 : Le regroupement politique AAB se met en ordre de bataille

Le 18 juillet dernier, Jean-Marc Kabund a été très dur envers le régime Tshisekedi. Dans une conférence de presse, l’ancien premier vice-président de l’Assemblée nationale a traité Félix Tshisekedi et son entourage de « jouisseurs ». C’est ce qui lui a valu un feuilleton judiciaire au parquet général près la Cour de Cassation et bientôt devant les juges pour le début effectif du procès.

Aussi, souligne-t-on, l’ancien président de l’UDPS/Tshisekedi respire toujours l’odeur de la prison depuis le 9 août dernier, date de sa deuxième audition devant le procureur, alors que la Cour de Cassation, dans sa chambre de conseil, avait décidé, par ordonnance, de sa mise à résidence surveillée. Les militants de Kabund étaient dans la rue le lundi dernier pour dénoncer cet état de chose, mais leur marche « était un fiasco ».

Patrick Nguwo

Lire aussi

Les plus populaires