RDC : «Révoqués illégalement » par Christian Mwando, 16 agents et cadres du SENAREC dénoncent « un excès de pouvoir » et « appellent à leur réhabilitation »

 

Au total, seize (16) agents du Secrétariat National de Renforcement des Capacités (SENAREC) ont été révoqués de leurs fonctions par un arrêté du Ministre d’État, Ministre du Plan, signé le 9 juillet 2022. Une situation que dénoncent les concernés qui crient à un « excès de pouvoir » de la part de Christian Mwando.

Ne faisant objet d’aucune action disciplinaire, les révoqués « qui constituent au moins 80% des employés du SENAREC », ne savent pas expliquer les motivations du Ministre Mwando qui les écartent au moment où l’État congolais accorde à cette structure sous tutelle du Ministère du Plan le nouveau barème de salaire attendu depuis quatre (4) ans maintenant, dénonce un de ces agents à ACTU7.CD.

Dans un recours collectif adressé au Ministre du Plan que cet agent ayant requis l’anonymat a transmis au média non-aligné, les “cadres et agents privés illégalement” dont certains sont formés par la République, ont recouru aux textes légaux pour démontrer « l’illégalité » de leur révocation.

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« Pour votre gouverne, Excellence Monsieur le Ministre d’Etat, la loi n° 16/013 du 15 juillet 2016 portant statut des agents de carrière des services publics de l’Etat qui s’applique sur nous, depuis notre admission sous statut suivant l’arrêté n°048/ME/MIN.FP/2018 du 26 mars 2018 portant régularisation de la situation administrative des agents de carrières des services publics de l’Etat de l’Administration du Plan, dispose à son article 21 : qu’ “Aucun agent ne peut être privé de son emploi s’il n’a pas reçu une nouvelle affectation, ou s’il n’a pas été placé dans une position d’interruption de services ou s’il n’a pas cessé définitivement ses services pour l’une des causes prévues à l’article 77 de la présente loi.” Et l’article 23 de la même loi renchérit que “ Tout agent est placé dans l’une des positions suivantes: 1. en activité ; 2. en détachement ; 3. en disponibilité ; 4. en suspension” », dit cette correspondance.

Ce qui inquiète le plus ces agents et cadres du Secrétariat National de Renforcement des Capacités dont certains ont plus de quatre (4) ans d’expérience, c’est que leurs familles risqueront d’en payer le prix, car nourries par les salaires « moins consistants » qu’ils touchent.

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« Excellence, nous avons toujours accepté de travailler durement pour le SENAREC nonobstant les mauvaises conditions salariales ; mais aujourd’hui, comme l’État congolais accepte de nous accorder un nouveau barème pour améliorer notre rémunération et enfin d’essuyer tant soit peu nos larmes, c’est malheureusement le moment que vous choisissez pour nous écarter de nos emplois en toute illégalité, après autant d’années des loyaux services rendus à la Nation, alors que nous ne sommes même pas sous une quelconque action disciplinaire », se plaignent-ils.

Dans leur démarche, ils veulent obtenir leur réhabilitation à leur différentes fonctions au sein du SENAREC.

Patrick Nguwo

 

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