Persistance de l’insécurité au Nord-Kivu : la société civile Beni-Butembo-Lubero dénonce la prolifération des groupes armés

La précarité de la situation sécuritaire ces jours dans différentes parties de la province du Nord-Kivu, caractérisée par le massacre de la population, pillage des biens et kidnapping des civils par les rebelles ougandais ADF (Forces Démocratiques Alliées) et par les terroristes du M-23 soutenus par l’armée rwandaise, ainsi que par différents groupes des miliciens Maï-Maï, inquiète de plus en plus.

Ce sujet a fait l’objet d’un échange ce vendredi 25 novembre 2022 entre les coordinations de la société civile territoires de Beni-Lubero et villes de Beni-Butembo à Oïcha, chef-lieu du territoire de Beni.

Dans une déclaration, lue au sortir de ces échanges par Omar Kalisya, président de la société civile de Beni territoire, ces coordinations de la société civile déplorent notamment la prolifération des groupes armés à Beni et à Lubero ; l’avancement des djihadistes ADF et des terroristes M-23/RDF sur le sol congolais, les mauvaises conditions de vie des déplacés internes, les conflits fonciers…

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Cependant, ces structures citoyenne martèlent sur le départ de la MONUSCO (Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation au Congo), la levée de l’état de siège, ainsi que l’assistance régulière des déplacés de guerre.

À en croire cette déclaration, la jeunesse locale doit massivement s’enrôler dans l’armée loyaliste afin de défendre l’intégrité territoriale.

Les territoires de Beni et Lubero, voire la ville de Butembo, sont sous menace de la neubileuse ADF, tandis que le territoire de Rutshuru est envahi par les rebelles du M-23/RDF. Cette situation a occasionné le déplacement de la population pour les milieux supposés sécurisés.

JC Mbafumoja, à Beni

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