Résolutions du mini-sommet de Luanda : « Avec la partie rwandaise, le respect de la parole donnée n’a jamais été au rendez-vous » (Christophe Lutundula)

 

C’est ce vendredi 25 novembre que les terroristes du M-23 sont censés libérer les territoires qu’ils occupent dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC) selon le conclusions du mini-sommet de Luanda. Seulement, le gouvernement congolais reste sceptique au regard du comportement du Rwanda « qui ne respecte jamais ses engagements ». À en croire le Vice-premier ministre, Ministre des Affaires étrangères Christophe Lutundula, ce scepticisme permet à Kinshasa de rester vigilant.

Au cours d’un briefing de presse le jeudi 24 novembre, Christophe Lutundula s’est interrogé sur la mise en œuvre de cette décision. En cas de refus d’obtempérer, le M-23/RDF, a-t-il précisé, sera poussé par la force à se soumettre.

« (…) Une autre particularité, c’est ce que nous appelons la garantie de bonne fin. Est-ce que vraiment ce qu’on a dit va s’appliquer quand on sait qu’avec la partie rwandaise, le respect de la parole donnée n’a jamais été au rendez-vous et c’est normal, tout le monde est sceptique, c’est un scepticisme qu’il faut avoir parce qu’il est générateur de la vigilance », a-t-il déclaré.


Et d’ajouter : « (…) À ce niveau, il est permis de faire une distinction, vous avez les garanties politiques et diplomatiques. Dans la feuille de route, on parle de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC), on parle des Nations Unies (ONU, ndlr) à travers la MONUSCO et je vous ai dit ici qu’il y avait la représentation de l’Union Africaine (UA), mais le plus décisif, ce sont les garanties militaires et sécuritaires. Si ça se bloque parce qu’il y a Nairobi, parce que la force régionale est là et ce n’est pas tout parce qu’elle doit s’élargir… En ce moment-là en cas de refus pour le M-23 de se désengager et libérer tous les territoires qu’ils occupent actuellement, les chefs d’État de la Communauté d’Afrique de l’Est instruiront la force régionale à faire usage de la force pour les pousser à se soumettre ».

Par ailleurs, le patron de la diplomatie congolaise Christophe Lutundula a indiqué que le Gouvernement congolais n’a nullement accepté cette feuille de route avec naïveté, moins encore faiblesse.

Il faut dire qu’à la suite de ce mini-sommet, un accord pour un cessez-le-feu immédiat a été trouvé. Ces assises tenues mercredi 23 novembre à Luanda sous la facilitation du président angolais João Lourenço ont réuni le Président de la RDC Félix Tshisekedi, le président burundais Evariste Ndayishimiye, l’ancien président kényan Uruhu Kenyatta et le Ministre rwandais des Affaires étrangères. Les parties se sont également accordées sur la poursuite du déploiement intégral de la force régionale » de la Communauté d’Afrique de l’Est dans l’Est de la RDC. Initialement, le Kenya va déployer ses contingents à Goma, et ensuite à Bunagana, Rutshuru et Kiwanja », a précise le communiqué final.

Cink Inkonge

 

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