Les préparatifs des festivités de Noël et de Nouvel an 2023 s’observent dans différentes parties du territoire de Beni (Nord-kivu), en dépit de l’insécurité grandissante dans cette région située dans la partie Est de la République Démocratique du Congo (RDC).
Dans les marchés centraux de Kasindi, des communes rurales de Bulongo, Mangina, Eringeti et Oïcha, un engouement « inhabituel » est observé, malgré la dégradation de la situation sécuritaire et la hausse vertigineuse de prix des produits.
Dans un entretien avec ACTU7.CD ce samedi 24 décembre, certains revendeurs d’habits, viande, légumes, farine de manioc, lait de beauté, couturiers… ont laissé entendre que comparativement aux années antérieures, ils parviennent, cette fois-ci, à tirer quelques profits de leurs articles.
« Les activités évoluent, disons, moyennement bien au marché, pas comme les années précédentes, nous y tirons le profit cette fois-ci. Avant, on achetait nos articles à Butembo entre à trois mille (3000) et cinq mille (5000) francs congolais. Ici, nous les revendons à dix mille (10000) voire quinze mille (15000) FC, et les clients achètent sans trop des commentaires. Vraiment, la population du territoire de Beni s’est mobilisée pour ces fêtes malgré la situation que nous traversons », ont-ils indiqué.
Parlant de la hausse vertigineuse de prix des denrées alimentaires au marché, ces derniers ont justifié cette situation par l’effondrement du pont Lume, dans le secteur de Ruwenzori, ce qui a impacté négativement sur les activités économiques.
« La cause de la hausse de prix des produits au marché, c’est le récent effondrement du pont Lume, dans le Ruwenzori. Depuis ce jour, plusieurs denrées, surtout alimentaires pourrissent en route, et les camions provenant de l’Ouganda, transportant les marchandises accèdent difficilement les villes de Beni et Butembo. Vous êtes tous au courant, faire traverser les marchandises par ladite rivière ces jours-ci, ça demande beaucoup d’argent ; et voilà pourquoi nous aussi, avons haussé le prix. Ce n’est pas à cause de la fête », indiquent-ils.
Ils n’ont pas manqué à décrier naturellement la recrudescence de l’insécurité dans le territoire de Beni et ses environs, premier mobile qui a poussé plusieurs agriculteurs à abandonner leurs champs, qui a rendu orphelins plusieurs enfants dans la province. Ils appellent le gouvernement congolais à s’y impliquer urgemment.
Dans différents marchés du territoire de Beni, un (1) kilogramme de viande qui se négociait à sept mille (7000) FC, s’achete ces jours à dix mille (10.000) francs congolais, pendant qu’une mesurete du riz comme des haricots et du petit-point se négocie entre six cent (600) et sept cent (700) franc congolais.
JC Mbafumoja, à Beni





