RDC : L’impunité ! (Édito)

 

L’impunité, ce mot constitué de quatre sons a vu le jour en République Démocratique du Congo, il y a des décennies. Il est la conséquence de la tolérance politico- judiciaire d’un certain nombre d’abus dans la gestion de la chose publique.

D’où le bien fondé de l’image vendue par l’actuel pouvoir au sommet de l’Etat : Combattre l’impunité. Pour y remédier, le refrain a beau être chanté au point d’en faire un répertoire.
C’est ici où, les congolais dans leur bloc ont salué la redynamisation de l’inspection Générale des Finances, IGF qui du reste fait son travail. D’aucuns ont vu la justice entrer en danse contre les detourneurs de deniers publics, les familiers de la malversation financière, les champions des tours de bras, de la corruption etc…

Ceci, était un signal fort contre l’impunité vieille de plusieurs décades. Malheureusement, ce fut une joie de courte durée lorsque, les concernés ont un à un été relâchés. Le retour à la belle époque, les gestionnaires véreux poursuivent leur oeuvre de destruction du pays.


Un rappel des faits utile dans la mesure où, l’Etat continue sa décadence étant donné que l’on se montre incapable de remédier à l’impunité. Il est difficile de combattre la corruption, le détournement, la malversation financière dès lors que l’on a du mal à mettre fin au fléau  » impunité ».
Les detourneurs dénoncés par l’IGF et pris au gnouf de la justice sont relâchés, il y a lieu de conclure que ce service technique rattaché à la présidence fait un travail nul.

L’impression que le tableau actuel donne est de vouloir une chose et son contraire. Combattre les antivaleurs qui ruinent le pays et laisser cours à l’impunité sont deux choses opposées en quantité et en qualité. Le Congo est loin de sortir du gouffre. Parler du changement devient désormais un vœu pieux. Le travail abattu par l’IGF est réduit à néant.

Toutefois, rien n’est perdu. Il suffit d’une moindre dose politique et la solution est obtenue avec grandeur. Le Régime est appelé à changer le fusil d’épaule. L’heure est grave. L’UDPS se souvient-on fut depuis toujours considérée comme anti-thèse du Mobutisme et de la Kabilie. Faire revivre à ce peuple la sombre époque de l’impunité est un abus que le jugement populaire ne saurait pardonner le moment venu.

Zamenga Odimbale

 

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