Les déplacés de guerre venus de plusieurs villages dans le territoire d’Irumu, dont ceux de la chefferie des Walese Vonkutu et Banyali Tchabi, traversent une vie déplorable au centre commercial de Komanda, dans la chefferie des Basili.
Retrouvés dans plusieurs sites, ils disent manquer notamment de la nourriture, de l’eau, abris, articles ménagers essentiels pour leur survie, car ayant tout laisser lors de leur fuite suite aux affres de guerre leur imposées par les groupes armés.
« Nous avons fui avec ces enfants, quand ils avaient seulement chacun l’unique habit sur son corps. Nous manquons à manger, parfois le père de mes enfants part chercher du travail journalier chez les autochtones d’ici, il peut revenir avec trois mille (3.000) francs congolais, et avec ça, nous pouvons acheter un petit régime de banane pour manger durant trois à quatre jours, faute de quoi nous restons affamés toute la journée », regrette une maman déplacée ayant cinq (5) enfants.
La situation sécuritaire qui se détériore aux alentours de ce centre commercial, plonge plusieurs ménages des déplacés dans une malnutrition, surtout les enfants et les personnes de troisième âge.
La société civile coordination territoriale, qui s’inquiète de cette situation, lance cependant un SOS aux humanitaires de songer à venir en aide à ces vulnérables pour sauver des vies.
« Ça fait au moins deux mois que ces déplacés n’ont pas encore reçu de l’assistance en vivre moins encore en non vivres. Les organisations humanitaires doivent en faire une urgence, pour que nous n’enregistrions pas des cas de morts au sein de ces déplacés », plaide Gili Gotabo, coordonnateur des forces vives en territoire d’Irumu.
Notons que ces déplacés se sont réfugiés à Komanda les uns depuis près d’une année, les autres depuis quelques mois et sont éparpillés dans des sites, dont celui de Kibonge situé au nord de cette entité.
Moïse Ulang’u





