Kinshasa : Plus de 260 maisons démolies sans préavis à Bibwa

 

Deux cent soixante (260) maisons, un centre de santé et trente-six (36) hangars ont été démolis sans préavis par les forces de l’ordre depuis le début de ce mois au quartier Bibwa, dans la commune de la N’sele.

Les victimes disent ignorer le vrai motif de cette démolition, car l’autorité publique n’a jamais communiqué sur cette question.

Selon la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) qui lance, le dimanche 9 avril, un appel de détresse pour ces victimes, plus de mille quatre cent quatre-vingts (1.480) personnes sont sans abris et passent nuit à la belle étoile.


Pour Jonas Tshombela, coordonnateur national de la NSCC, la situation est catastrophique parce que ces habitants ont acquis cette concession depuis plusieurs années.

« un groupe de policiers est venu démolir plus de 260 maisons sans préavis, sans document dans la commune de la N’sele. Plusieurs femmes, plusieurs enfants et plusieurs pères de familles dont la plupart sont des enseignants ont acquis cette concession depuis plusieurs années. Qui sont venus démolir ces maisons ? Personne ne connaît », s’alarme-t-il.

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Et de poursuivre : « personne n’ignore que dans cette partie de la République, il y a déjà des tensions vives qui viennent de la commune de Maluku et consorts. Maintenant c’est la commune de la N’sele qui est prise, le bourgmestre lui-même n’est pas bien informé sur la question, pareil pour le commandant de la Police du quartier. On se demande qui serait à la base ce désastre ».

Par ailleurs, Jonas Tshombela indique que cette descente de la NSSC était pour calmer les esprits et appeler les autorités de la République de revenir très vite sur ce dossier.

« Nous appelons aussi aux avocats qui peuvent nous assister pour accompagner ces populations qui sont en détresse et en difficulté énorme », conclut Jonas Tshombela.

 

Cink Inkonge

 

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