Conflit Teke-Yaka au Grand Bandundu et à Kinshasa : Vers l’organisation d’un dialogue autour des leaders de ces deux communautés

 

Le Président de l’Assemblée Nationale (AN) Christophe Mboso tient mordicus à l’organisation d’un dialogue qui va mettre autour d’une même table les leaders de deux (2) communautés en conflit dans l’espace Grand Bandundu et une partie de Kinshasa la capitale, soit les Teke et les Yaka, en vue d’assurer le retour de la paix dans cette partie du territoire national. Pour ce faire, le speaker de la chambre basse du Parlement congolais a, depuis quelques jours, entamé une série de consultations avec les parties prenantes.

Pendant ce temps, des voix se lèvent au sein de l’opinion nationale pour savoir qui serait derrière les miliciens appelés “Mobondo” qui massacrent les populations civiles et tuent même parfois les militaires dans cette région. Comment et par qui ces malfrats sont-ils fournis en armes et en vivres? Cette question mérite d’être posée.

Le chef coutumier Teke, Martin Leta appelle, pour sa part, le Gouvernement à mener des enquêtes sérieuses pour identifier les vrais auteurs et commanditaires des massacres afin qu’ils subissent la rigueur de la loi, plutôt que de « perdre le temps » à l’organisation d’un dialogue entre Teke-Yaka qui, d’après lui, ne va rien résoudre.

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« Pour quelle raison nous allons négocier avec tous ces gens ? Nous ne sommes pas des députés nationaux pour aller dans un dialogue avec le Président de l’Assemblée Nationale », a déclaré ce chef coutumier Teke.

La milice Mobondo « soutenue par un groupe de députés »

Martin Leta a, par ailleurs, indiqué qu’il n’y a aucun problème entre les peuples Teke et Yaka. Ce chef Teke s’est dit prêt de collaborer avec le Gouvernement pour dire la vérité sur la rébellion dite Mobondo.

« Nous sommes en mesure de détailler tout ce monde qui a créé et héberge les rebelles Mobondo. Si le Chef de l’État Félix Tshisekedi nous invite, nous allons dire la vérité sur cette rébellion soutenue par un groupe de députés », a-t-il ajouté.

Par contre, le chef coutumier Mini kongo Fabrice Zombi Kavabioko digère mal que certaines autorités Teke rejettent le dialogue préconisé notamment par le Chef de l’État, le Gouvernement ainsi que le Président de la chambre basse du Parlement congolais, Christophe Mboso. Selon ce membre de la mission gouvernementale dépêchée dans le Grand Bandundu, ceux qui refusent ce dialogue sont des « complices » et des « ennemis de la paix ».

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Le conflit interethnique entre Teke et Yaka déclenché en juin 2022 en territoire de Kwamouth, dans la province du Maï-Ndombe et qui s’est propagé dans les provinces voisines du Kwilu et du Kwango avant d’atteindre l’extrême Est de la ville de Kinshasa, a déjà fait plus de trois cents (300) morts et plus de cinquante mille (50.000) déplacés.

Cink Inkonge

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