Le ciel s’est finalement éclairci au sujet des chefs d’accusation portés contre le conseiller privé de Moïse Katumbi, Président d’Ensemble pour la République, interpellé il y a quelques jours par les services de sécurité à l’aéroport international de N’djili.
Dans une conférence de presse tenue ce lundi 6 juin 2023, les renseignements militaires précisent que Salomon Kalonda est poursuivi pour incitation des militaires à commettre des actes contraire au devoir et à la discipline, atteinte à la sûreté de l’État et détention illégale d’armes.
Selon le lieutenant-colonel Kangoli Ngoli Patrick, conseiller juridique de l’état-major des renseignements militaires, ce proche de Moïse Katumbi qui était « porteur d’une arme à feu le 20 mai lors de la marche de l’opposition », est de mèche avec les rebelles du M-23/RDF « pour renverser le pouvoir en place, afin de placer un ressortissant du Katanga à la tête du pays ».
« Tous les communiqués d’Ensemble pour la République étaient d’abord envoyés à Kigali », souligne cet officier de l’armée qui précise que Salomon Kalonda « avait des contacts avec Runiga Jean Marie, Vincent Karega, des proches de Kabarebe et autres ».
Déjà dans sa famille politique, Ensemble pour la République, des vagues de contestation s’intensifient, criant à la violation de la constitution parce que le prévenu n’a pas accès à ses avocats ni à la visite de ses membres de famille, comme le veulent les articles 18 et 19.
Patrick Nguwo





