Congo indépendant : 63 ans, et après ?

 

Ce fut un jeudi 30 juin que la République Démocratique du Congo accédait à sa souveraineté nationale et internationale. Les pères de l’indépendance aujourd’hui disparus ont bataillé durement pour que le pays puisse se libérer du joug belge.

Par joug ayant motivé le combat de Lumumba, Kasa Vubu-Vubu, Kalonji Ditunga Mulopwe, Bolikango, Tshombe Moïse et autres, il faut sous-entendre cette forme des privations de liberté aux allures de l’esclavagisme dont furent victimes les congolais sous la colonisation. L’entreprise colonialiste en Afrique noire et au Congo reconnaissent plusieurs chercheurs, ne fut pas philanthropique.

Cependant affirment des analystes, la colonisation estimée brutale, esclavagiste ou avilissant, avait contribué à la formation de l’être congolais. Aussi, pour parfaire cette formation dans plusieurs domaines, une certaine opinion avait alors suggéré que le départ des belges ou des européens soit progressif.


C’est ici que s’appuient ces lignes, 63 ans après l’accession du pays à l’indépendance où sommes-nous ? Cette interrogation pertinente permet de revisiter les capacités de ceux qui ont pris la direction du pays peu après son indépendance. Mis à moule, le Congo de Lumumba, Kasa Vubu-Vubu, Bolikango, est à ce jour méconnaissable. La descente aux enfers a atteint un niveau intolérable sur tous les plans. C’est bien là les prouesses de ceux qui l’ont dirigés, 63 ans durant.
La refondation paraît une tâche difficile et impossible. Seulement, il faut dire que la volonté rend possible tout. Après 63 ans de chos, l’heure est à l’autopsie et à une cure de maître pour qu’enfin, l’hymne de l’indépendance soit chanté avec dignité et honneur.

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Zamenga Odimbale

 

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