C’est le comble de l’ironie. Godé Mpoyi président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, visé par une motion de déchéance pour détournement des salaires des assistants parlementaires, mauvaise gestion de l’organe délibérant de la capitale, etc., a sollicité 45 jours de repos intellectuel. Il s’appuie sur le rapport de son médecin et Cyniquement, il prend l’exemple de l’ancien ministre provincial des Finances et Économie empêché par les mêmes ennuis de santé, pour justifier son absence à la plénière devant examiner son cas.
Ça sent le traquenard en plein nez. Godé Mpoyi rattrapé par ses propres turpitudes. La politique de la léthargie ne paie pas. L’on se souviendra des alertes maintes fois données sur l’exercice de ses charges publiques. L’heure de la récolte a bien sonné. Le pasteur élu à ce titre pour revolutionner la gouvernance au sommet de la ville de Kinshasa a laissé faire. Godé Mpoyi était absent là où les kinois avaient besoin de lui.
À la place d’exercer son rôle de contrôle de l’exécutif provincial, le président de l’Assemblée provinciale aura été le défenseur des projets morts nés de Gentiny Ngobila. Triste réalité pour le mannequin des maisons de couture hors normes, le pasteur danseur va payer cache les fruit de sa complaisance à la base du chaos de la ville capitale, note un analyste. Nul ne peut se prévaloir de ses propres turpitudes dit-on.
Rien de caché ne le restera toujours, ajoutent les saintes écritures. Que va encore inventer l’homme au bout de 45 jours sollicités lorsqu’ il parle de contrôle après le repos lui imposé ? C’est la question.
Zamenga Odimbale





