Justice congolaise : liberté provisoire ou acquittement ?

 

Au pays de Félix Tshisekedi, la justice n’affiche décidément pas une bonne image, selon des analystes concentrés sur le spectacle d’arrestation manu militari suivi d’incarcération pour chuter sur une libération sous le pseudonyme de liberté provisoire, rien de bon.

Le sujet fait couler encre et salive dans les grands salons de débats et hauts lieux de discussions intellectuelles. Il y a certainement confusion des concepts en RD Congo, pense une opinion non négligeable.. Le spectacle de la libération ou acquittement sous le label de liberté provisoire de certains détenus dont l’arrestation avait plutôt suscité joie et soulagement dans le cadre de la fin de l’impunité, interpelle plus d’un.

Certains juristes, soutiennent aussi à ce sujet que le magistrat est libre dans son action. Il peut accorder à qui il veut la liberté provisoire après examen du dossier au regard de la loi. Question : que dit cette loi dans les cas de François Beya, Fortunat Biselele, Franck Diongo, ou de Tshimanga…? L’impression ici est que, tous les bénéficiaires de la liberté provisoire se montrent plus rassurés de ne plus jamais respirer l’air des quatre murs. Jusqu’au moment où ces lignes sont couchées, aucune personnalité, libérée provisoirement n’a connu la suite de son dossier en termes de procès, de peine à purger ou de l’acquittement en bonne et due forme.


Le justiciable congolais floué ? C’est la question. Seulement, le pays est loin de sortir du gouffre tant la justice est encore loin de faire son travail correctement. Nul congolais digne de ce nom ne saurait perdre de vue ce qu’est le comportement compromettant des magistrats dans l’exercice de leur profession. Comment alors croire à des libertés provisoires qui respectent les règles en la matière ? C’est une autre interrogation non de moindre à laquelle les réponses sont d’urgence attendues.

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Zamenga Odimbale

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