Insécurité dans l’Est : Martin Fayulu appelle « au déploiement d’une nouvelle force en remplacement de la MONUSCO »

 

L’opposant congolais et leader de l’ECIDé (Engagement pour la Citoyenneté et le Développement), Martin Fayulu Madidi est revenu, lors de son « message à la nation » ce lundi 25 septembre, sur le carnage du 30 août dernier à Goma, dans le Nord-Kivu.

Pour le chef de file de la coalition LAMUKA, le Conseil de sécurité de Nations Unies doit prendre des mesures « énergétiques », notamment pour déployer une nouvelle force en remplacement de la MONUSCO (Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en République Démocratique du Congo) et faciliter le retrait de l’EAC (East Africa Community) du sol congolais.

« (…) L’ONU doit prendre des mesures aussi radicales que décisives afin de retirer la MONUSCO et envoyer une autre mission avec des forces combattantes pour restaurer la paix au Congo. Aussi, les éléments de l’East Africa Community doivent quitter le sol congolais, car certains de ses membres sont la cause de la déstabilisation du Congo », a-t-il déclaré.


Et de poursuivre : « Le sang et les larmes des congolais ont trop coulé. Le Conseil de Sécurité des Nations unies est obligé de prendre des mesures énergiques ».

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À en croire ce candidat malheureux à la présidentielle de 2018, le peuple congolais est en danger de mort et ne sait plus à quel sein se vouer.

« Le mercredi 30 août 2023 est un jour que nous n’oublierons jamais. En cet instant si grave et si douloureux où le peuple congolais ne sait plus à quel saint se vouer, parce que massacré à la fois par les étrangers et par ceux-là même qui sont censés assumer sa sécurité, j’adresse de nouveau en son nom la compassion, l’affection et la sollicitude de la patrie aux familles et aux proches éplorés. À partir d’aujourd’hui, le monde doit savoir que le peuple congolais est en danger de mort », a-t-il dit, avant de s’interroger : « Comment voulez-vous qu’il en soit autrement quand le pouvoir tue comme des chiens les populations qu’il est censé protéger ? ».

Pour rappel, au moins quarante-huit (48) personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées dans la répression d’une manifestation anti-MONUSCO, le mercredi 30 août 2023 à Goma. Une secte mystico-religieuse avait appelé à dénoncer la présence des casques bleus dans la partie Est du territoire congolais.

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Cink Inkonge

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