Depuis octobre, des sources locales et humanitaires ont observé que les attaques d’un groupe armé non-étatique assimilé à ADF, ciblent de façon insistante les paysans cacaoculteurs.
Selon certaines analyses, ces attaques et incursions seraient liées à la saison de récolte du cacao, donnant lieu à une forte présence de cacaoculteurs dans leurs champs malgré l’insécurité.
La présence de ces groupes armés se justifierait par les opérations militaires des Forces armées congolaises dans la province voisine du Nord-Kivu, ce qui occasionne leur repli vers le sud de l’Ituri. Ceci est contenu dans un rapport circonstancié de la coordination des affaires humanitaires en RDC (OCHA).
Des sources locales et humanitaires recoupées par OCHA, ont rapporté plus d’une dizaine d’attaques ciblant des civils dans les zones de santé de Komanda, Boga (territoire d’Irumu), Mandima et Lolwa (territoire de Mambasa). Au moins souxante-onze (71) civils ont été tués entre le 31 octobre et le 24 novembre. L’attaque du 24 novembre par exemple a fait sept (7) civils tués et plus de sept mille (7 000) déplacés dans la localité de Nakota, dans la zone de santé de Mandima. À cela s’ajoute au moins six (6) civils tués depuis le début de cette semaine, dans la région de Mayuano et environs, vers les limites entre les chefferies des Babila Bakwanza et Babila Babombi.
Des sources humanitaires estiment que la détérioration de la situation sécuritaire a occasionné le déplacement de plus de trente-cinq mille (35 000) personnes vers les aires de santé de Bwanasura, Katabayi, Ndalya, Luna dans la zone de santé de Komanda, la cité de Boga dans la zone de santé de Boga, Mayuwano, Lwemba, Teturi et Biakato Mayi en zone de santé de Mandima.
Moïse Ulang’u





