Le ciel risque de se charger entre les autorités de la République Démocratique du Congo (RDC) et leurs homologues du Kenya. Pour cause, le lancement sur le sol kenyan d’un mouvement armé par l’ancien président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) de la RDC.
Au cours d’un briefing de presse organisé sur les antennes de la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC), Patrick Muyaya, porte-parole du Gouvernement congolais, a exprimé son incompréhension de voir le Kenya, « pays avec lequel nous travaillons », acceuillir une activité portant atteinte à la sécurité interne de la RDC.
Le Gouvernement de la RDC qui « dénonce un complot contre la RDC » attend « prendre des mesures diplomatiques qui s’imposent contre le Kenya », coupable d’avoir acceuilli Nangaa et sa bande alors que ce même pays est engagé dans le processus de paix dans l’Est de la RDC.
« (…) Cet acte aura des conséquences, le Kenya nous doit des explications. Comment un pays avec lequel nous travaillons peut accueillir des activités subversives », s’est interrogé Patrick Muyaya au cours de son adresse.
Jusqu’ici, l’entente était parfaite entre Kinshasa et Nairobi. C’est d’ailleurs dans la capitale kényane que naît, en 2018, la coalition ayant porté Félix Tshisekedi au pouvoir. Uhuru Kenyatta, ancien président du Kenya, est le facilitateur dans la crise sécouant l’Est de la RDC et c’est un officier kényan qui commandait les troupes est-africaines déployées dans le Nord-Kivu et dont le mandat est arrivé à terme début décembre. Les jours suivants seront déterminants…
Andy Kambale Matuku





