Sud-Kivu – Crise sécuritaire : Une trentaine des morts enregistrés en un mois seulement (Rapport)

 

Trente-et-une (31) personnes mortes, vingt-quatre (24) autres enlevées et vingt-sept (27) maisons visitées par les bandits armés sans épargner les cas de braquage des véhicules ainsi que de justice populaire à l’intervalle de janvier seulement, voilà le tableau sécuritaire que présente l’ensemble de la province du Sud-Kivu.

Ces données ont été révélées dans le bulletin surprise des Forces vives publié à Bukavu. Selon cette organisation de la société civile, l’année 2024 commence dans un climat d’insécurité totale.

Elle exprime sa désolation par le fait qu’au mois de janvier seulement, plus de trente personnes ont été tuées, alors qu’en décembre de l’année dernière, l’on a dénombré trente-sept (37) autres.


Le territoire de Shabunda a été l’entité la plus touchée avec un total de cinq (5) véhicules braqués, affirme ce bulletin, indiquant en outre que vingt-quatre (24) personnes ont fait objet d’enlèvement contrairement au mois de décembre dernier.

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Pour faire face à cette crise sécuritaire, les forces vives affirme que la population a fait recours à la justice populaire tuant ainsi tout présumé auteur de la recrudescence de l’insécurité. « Il est temps que le gouvernement prenne la question sécuritaire avec plus de responsabilité », chute ce rapport.

La province du Sud-Kivu se heurte non seulement à la criminalité urbaine mais aussi à l’activisme des groupes armés locaux qui recrutent quelques fois même les mineurs dans leurs mouvements inciviques.

JC Mbafumoja

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